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On vous présente le nouveau PDG de Ford, Jim Farley, passionné de voitures de sport

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On vous présente le nouveau PDG de Ford, Jim Farley, passionné de voitures de sport
Ford a terminé l'année 2019 avec des ventes en baisse de 3,5 % par rapport à 2018, alors que la pandémie a fait baisser les ventes de voitures et pourrait déclencher une récession. © Ford

Ford a annoncé, mardi 4 août 2020, que son directeur des opérations, Jim Farley, deviendra son prochain PDG en octobre, lorsque le patron actuel, Jim Hackett, prendra sa retraite. Jim Farley, 58 ans, a rejoint Ford en 2007 en tant que vice-président chargé du marketing et des ventes de la société après avoir passé près de 20 ans chez Toyota et Lexus. Il a ensuite dirigé des marques telles que Lincoln, Ford Amérique du Sud, Ford Europe et tous les marchés mondiaux de Ford. Le 1er mars, il est devenu le directeur des opérations de la société. Mais c'est la verve de Jim Farley qui le distingue le plus des PDG qui fonctionnent comme des communiqués de presse ambulants, polis et prêts à dire tout ce que l'entreprise leur aura préparé.

En 2011, il a fait la une des journaux lorsque le journaliste Bill Vlasic a cité son aversion passionnée pour General Motors dans son livre "Once Upon a Car" ("Il était une fois une voiture", ndlr). "J'emmerde General Motors", avait déclaré Jim Farley. "Nous allons les battre, et ça va être amusant. Je les déteste, eux et leur entreprise, et ce qu'ils représentent. Et je déteste la façon dont ils réussissent." À l'époque, un porte-parole de Ford a déclaré à Jalopnik et à d'autres : "Nous n'avons pas encore vu le livre et nous ne pouvons pas commenter les citations spécifiques. C'est une industrie passionnée et compétitive, et nous respectons tous nos concurrents".

Jim Farley, le passionné de voiture

Bien qu'il soit entré chez Ford tardivement dans sa carrière, Jim Farley a longtemps été lié au constructeur automobile. Un article d'Edmunds de 2011 indiquait que le 389e employé d'Henry Ford n'était autre que le grand-père de Jim Farley. Contrairement aux habitués du costume qui dominent les postes de direction dans l'industrie automobile, Jim Farley semble quant à lui être un véritable passionné de voitures. En 2019, le Detroit Free Press publiait un article dans lequel il le dépeignait comme une personne aimant "passer du temps dans un garage à démonter des Mustangs classiques et des motos d'époque" tout en portant un t-shirt et un jean. Le cousin de l'humoriste Chris Farley a déclaré un jour au journal : "Correctement réglée, ma GT40 1965 roule à plus de 200 miles par heure (322 km/h). Quand je descends de la voiture après une course longue et difficile, je me sent tellement calme et détendu. C'est mon yoga à moi."

Business Insider US a également rapporté les commentaires de Jim Farley sur les données personnelles des clients lors du salon annuel de l'électronique grand public en 2014. "Nous identifions tous ceux qui enfreignent la loi, nous savons quand vous le faites. Nous avons un GPS dans votre voiture, donc nous savons ce que vous faites." Il s'était ensuite rétracté.

Le PDG sortant de Ford, Jim Hackett, a passé un peu plus de trois ans à la tête de l'entreprise avant l'annonce de cette semaine. Il avait 62 ans au moment de sa nomination en 2017 et a travaillé directement avec le président Bill Ford (l'arrière-petit-fils d'Henry Ford), sur "l'amélioration de l'exécution opérationnelle, la modernisation des activités de Ford et la transformation de la société pour relever les défis de demain". Jim Hackett a passé 30 ans de sa carrière dans l'entreprise de meubles Steelcase, tandis que Jim Farley a rejoint Ford avec des décennies d'expérience dans le domaine de l'automobile et une passion évidente pour les voitures.

En 2011, Jim Farley a déclaré à Edmunds que son amour pour les voitures l'aidait à mieux faire son travail. "Comme toute entreprise, les constructeurs automobiles peuvent être frustrants et vous êtes parfois contrarié", a-il expliqué. "Mais mon amour du produit me permet de revenir le lendemain avec le même niveau d'engagement et d'enthousiasme."

Lorsque Jim Hackett a pris le commandement de l'entreprise, Ford a annoncé que Jim Farley en deviendrait le vice-président exécutif et le président des activités mondiales. Cela lui a permis de diriger une grande partie de l'entreprise, notamment les unités commerciales de Ford dans le monde entier, la Lincoln Motor Company, le marketing, les ventes et le service après-vente au niveau mondial, mais aussi de superviser la stratégie et le développement de modèles commerciaux pour les véhicules électrifiés et autonomes.

Ford se trouvait alors dans une situation délicate, conjuguant la chute du cours de l'action avec divers efforts pour adopter les nouvelles technologies et devenir une "entreprise de mobilité". Peu après la prise de contrôle de Jim Hackett, la société a annoncé un changement majeur en réponse à l'afflux d'acheteurs de camions et de SUV : elle a liquidé toutes ses voitures sauf la Mustang et la Focus (dont Ford s'est plus tard débarrassé).

Le nouveau PDG a du pain sur la planche

Fin 2019, Ford a admis avoir bâclé le lancement de la nouvelle Explorer avec des problèmes de production et d'autres maladresses. Les ventes correspondantes de l'un de ses SUV les plus vendus n'ont pas plaidé en la faveur de la compagnie aux yeux des analystes et des spectateurs.

Jim Farley a du pain sur la planche. Ford a terminé l'année 2019 avec des ventes en baisse de 3,5 % par rapport à 2018. De plus, la pandémie a fait baisser les ventes de voitures et stressé les chaînes d'approvisionnement, et les économistes prédisent une récession. Le constructeur automobile a encore des progrès à faire avant d'être considéré comme compétitif face à des rivaux tels que Tesla, General Motors, Nissan et Volkswagen. Que ce soit en termes d'offre de véhicules électriques, d'assistance à la conduite semi-automatique ou de dispositifs de sécurité active avancés.

Fin février, Jim Farley a comparé le sentiment d'urgence chez Ford à la crise financière de 2009. "Tout le monde chez Ford sait dans quelle situation nous sommes", avait-il déclaré. "Je peux le voir sur les visages de mes collègues et cela me ramène à il y a environ 10 ans. J'ai déjà vu ce regard avant".

"Nous devons immédiatement corriger la fiabilité de nos performances en matière de coûts et surtout de nos lancements", a-t-il ajouté. "Nous lançons des produits très, très chers. La première chose à faire est donc d'améliorer notre capacité d'exécution en ce qui concerne les lancements, les coûts de garantie, la livraison et les revenus. Je dirais que c'est la priorité numéro 1".

Reste à voir comment Jim Farley va faire naviguer Ford dans cette période compliquée...

Version originale : Kristen Lee et Alanis King / Business Insider US.

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