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Orchestra-Prémaman : les choses se compliquent pour la reprise de l'enseigne

Orchestra-Prémaman : les choses se compliquent pour la reprise de l'enseigne
© ANDBZ/ABACA

Si les nuages au-dessus du ciel du groupe Orchestra-Prémaman semblaient être en train de s'éloigner en fin de semaine dernière, l'éclaircie n'aura été que de courte durée. Réunis hier en assemblée, les représentants et élus du personnel de l'enseigne ont en effet décidé à l'unanimité de faire appel de la décision du tribunal de commerce de Montpellier rendue vendredi 19 juin dernier, selon Midi Libre. Le tribunal avait en effet annoncé que l'offre de Pierre Mestre, fondateur de la marque de vêtements pour enfants, avait été retenue pour la reprise du groupe, via la société NewOrch.

L'avocat du Comité Social d'Entreprise (CSE) d'Orchestra-Prémaman a adressé une lettre au Procureur général près de la Cour d'appel de Montpellier pour faire appel du jugement du tribunal de commerce. "Nous demandons une enquête sur la réalité, et au-delà la traçabilité, des fonds composant le capital de NewOrch", écrit notamment l'avocat. Selon lui, il manquerait 3 millions d'euros aux repreneurs pressentis "pour payer la part ferme du prix de cession". Pour Pierre Mestre, cité par Midi Libre, il n'y a pas de débat : "je ne veux pas alimenter la polémique portée par l'avocat (...). La très grande majorité de l'entreprise, en France comme à l'étranger, supporte NewOrch". Et de conclure : "il faut maintenant se rassembler et se mettre au travail".

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L'offre choisie par le tribunal de commerce de Montpellier monterait à plus de 35 millions d'euros, selon l'AFP, et elle comprendrait la reprise de 1 100 contrats de travail (dont 954 salariés en CDI), ainsi que la reprise à l'étranger, directe ou indirecte, de 1 633 salariés. Le CSE supportait de son côté l'offre de reprise du groupe saoudien Al Othaim, également candidat.

Une offre 'améliorée' présentée le 11 juin par Pierre Mestre

Orchestra-Prémaman a été placé en redressement judiciaire le 29 avril dernier. Le groupe, sous procédure de sauvegarde depuis septembre 2019, avait annoncé à la mi-avril envisager cette opération "afin de protéger son activité", alors que ses magasins étaient fermés en raison de l'épidémie de Covid-19.

Le groupe de vêtements pour enfants et d'articles de puériculture, basé à Saint-Aunès dans l'Hérault (34), avait annoncé à la mi-février la suppression de 159 postes en France et 300 à l'étranger. Son PDG et fondateur Pierre Mestre, à l'origine de la demande de placement en redressement judiciaire, comptait initialement appliquer au groupe un régime sévère, notamment en fermant l'entrepôt logistique de Saint-Aunès, qui emploie plus de 100 salariés sur un effectif total de plus de 1 500 salariés. Il avait ensuite le 11 juin dernier présenté une offre dite "améliorée".

Dans un communiqué, Pierre Mestre se réjouissait en fin de semaine dernière de la décision du tribunal de commerce de Montpellier : "en confiant les rênes d’Orchestra-Prémaman aux professionnels qui ont développé l'entreprise depuis 25 ans, le tribunal a choisi un projet collectif, financé et sécurisé, porté par une équipe engagée, respectueuse des valeurs de l'entreprise et de la communauté de ses talents et dont l’objectif est de limiter au maximum l’impact sur l’emploi". Tout n'est donc pas encore terminé pour l'enseigne.

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Business Insider (avec AFP)
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