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Le patron d’une entreprise française écrit à ses 4500 salariés pour leur expliquer pourquoi le programme de Marine Le Pen est 'la plus grave menace' pour leurs emplois

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Le patron d’une entreprise française écrit à ses 4500 salariés pour leur expliquer pourquoi le programme de Marine Le Pen est 'la plus grave menace' pour leurs emplois
© Youtube

Marine Le Pen prône la sortie de l'euro. Une position qu'elle a exprimé la semaine dernière devant les patrons du Medef, les laissant circonspects.

Une fois n'est pas coutume, un dirigeant d'entreprise a décidé d'exprimer publiquement son rejet de ce programme économique à moins de trois semaines du premier tour.

C'est Jean-Luc Petithuguenin, le fondateur du groupe Paprec spécialisé dans le recyclage des déchets.

Le 23 mars, il a écrit à ses 4500 salariés "pour les mettre en garde".

"S'il était appliqué, ce programme constituerait la plus grave menace que puisse connaître notre groupe dans les mois et les années à venir", explique-t-il dans une interview au Monde.

Dans ce courrier, Jean-Luc Petithuguenin laisse de côté les conséquences macroéconomiques. Il fait dans le concret.

Passé en 20 ans de 3 millions à 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires, Paprec a eu recours à l'endettement pour financer cette expansion. Une sortie de l'euro le mettrait donc en difficulté face à ses créanciers, avec à terme un risque pour les emplois.

"Notre dette nette, cotée sur les marchés, est aujourd’hui un peu supérieure à 500 millions d’euros. Si, demain, la France abandonne l’euro, je doute que nos créanciers comme Allianz ou BlackRock acceptent d’être remboursés en francs. Et si le nouveau franc se dévalue de 15 % ou 25 % par rapport à l’euro, comme l’envisage Mme Le Pen, soi-disant pour redonner de la compétitivité à l’économie française, cela alourdira mécaniquement notre dette d’autant", détaille-t-il au journal.

En guise de conclusion, Jean-Luc Petithuguenin prévient: "J’ai moins peur de mes concurrents que de ce programme désastreux, qui va détruire des entreprises, et obliger ceux qui créent de l’emploi à licencier…".

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