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Il y a eu une faille dans l'automatisation des PV à Paris par des sociétés privées — mais ce modèle a déjà rapporté 40M€ à la mairie

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Il y a eu une faille dans l'automatisation des PV à Paris par des sociétés privées — mais ce modèle a déjà rapporté 40M€ à la mairie
© REUTERS/Charles Platiau

Les couacs à répétition autour du stationnement n'ont pas empêché la mairie de Paris de remplir ses caisses. En deux mois, 40 millions d’euros supplémentaires ont été engrangés grâce au stationnement payant, d'après l’exécutif qui a présenté un premier bilan aux élus parisiens mardi soir, rapporte Les Echos.

A l'origine de cette soudaine bonne fortune, les décisions d’Anne Hidalgo sur les PV. Le montant des amendes est d'abord passé de 17 à 50 euros, une augmentation assez dissuasive pour les automobilistes qui sont désormais deux fois plus nombreux à payer leur stationnement — ils étaient 9% auparavant.

Mais surtout, c'est le fait d'avoir confié les contrôles à des sociétés privées qui a fait bondir les recettes de la ville. Cette mission est assurée à Paris par Streeteo, au centre de la polémique, et Moovia.

"En deux mois, la réforme a généré autant que la perte du contrat de 18 mois de publicité avec JC Decaux, le trou est comblé", ironise auprès des Echos Jean-Baptiste de Froment, 1er vice-président du groupe Les Républicains au Conseil de Paris.

Pour 2018, la mairie de Paris pourrait au final engranger 330 millions d’euros de recettes de stationnement.

>> A lire aussi - PV à Paris : les automobilistes payeraient les exigences de la mairie

Mais ces bons chiffres feront-ils oublier les dysfonctionnements de Streeteo ? La société choisie par la municipalité est accusée d"avoir réalisé des milliers de contrôles fictifs.

En parallèle d'une enquête ouverte par le parquet de Paris, la mairie a annoncé vouloir porter plainte et réclamer 500.000 euros de pénalités. Elle a aussi promis mardi de rembourser les 5000 contraventions illégales dressées à Paris. Moins de 1% des PV seraient concernés, selon la municipalité.

Une plateforme devrait être mise en place mi-avril pour permettre aux automobilistes de réclamer un remboursement. Pour le moment, Anne Hidalgo n'entend pas rompre son contrat avec Streeteo, estimant que la société avait "fourni des explications".

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