Workers stand on a bridge in front of the financial district of Pudong amid heavy smog in Shanghai, China December 5, 2016.

Des ouvriers sur un pont face au quartier d'affaires de Pudong à Shangai. REUTERS/Aly Song

Installé à Paris, San Francisco et Berlin, le fonds de capital-croissance Partech Growth vient de réaliser son tout premier investissement en France. Il a engagé seul 30 millions d'euros dans EcoVadis.

Créée en 2007 par Frédéric Trinel et Pierre-François Thaler, la société édite un logiciel qui permet aux grandes entreprises d'évaluer automatiquement la performance environnementale et sociale de leurs fournisseurs à travers 21 indicateurs, des émissions de CO2 au travail des enfants par exemple.

La problématique de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) a longtemps été désertée par les investisseurs, faute de réelles opportunités d'affaires.

Mais, face à une concurrence limitée, Partech Growth a misé sur la conquête rapide d'un marché de plusieurs millions d'utilisateurs professionnels potentiels pour entrer au capital d'EcoVadis.

"La solution d'EcoVadis est déjà utilisée par 30.000 fournisseurs. Mais on estime qu'il y a deux millions de fournisseurs concernés par ces pratiques", explique Omri Benayoun, General Partner de Partech Ventures à Business Insider France.

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Frédéric Trinel, cofondateur et coprésident d'EcoVadis, avec Pierre-François Thaler. Vimeo

EcoVadis travaille avec 150 grandes entreprises, dont Nestlé, Coca-Cola, Johnson & Johnson, Heineken…. Sans révéler de chiffre d'affaires, réalisé en majorité à l'étranger, l'entreprise de 320 salariés annonce des croissances annuelles moyennes de 40 à 50%. Elle va accélérer sa commercialisation aux Etats-Unis.

Outre sa technologie propriétaire, qui combine du machine learning et un traitement automatique du langage naturel, EcoVadis est également portée par un cadre réglementaire européen et mondial en plein changement, à l'instar de la COP21. Ces évolutions forcent les entreprises à prendre en compte l'environnement comme un critère discriminant dans leur politique d'achats.

"La responsabilité sociétale en entreprise (RSE) n'était pas un sujet business il y a quelques années. On peut avoir l'impression que c'est un petit cercle de spécialistes. Bien au contraire : on peut aujourd'hui perdre un appel d'offres à cause d'une mauvaise politique RSE", affirme Omri Benayoun.

Créé en 2015 avec une capacité d'investissement de 400 millions d'euros, Partech Growth avait jusque-là pris des participations, pour 120 millions d'euros au total, dans les sociétés américains RockYou (éditeur de widgets) et FreedomPop (opérateur télécom), les Britanniques Made.com (marque en ligne de meubles design) et Brandwatch (analyse données des réseaux sociaux) et le Finlandais M-Files (gestion des informations et des documents).

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