Partech Ventures mène une levée de 16M$ dans une startup qui masque les données personnelles utilisées par les algorithmes

Des membres des Pussy Riot ajustent leurs masques durant le festival des Cannes Lions à Cannes le 22 juin 2017. REUTERS/Eric Gaillard

La startup londonienne Privitar, spécialisée dans les logiciels de protection des données privées, annonce une levée de 16 millions de dollars menée par le fonds franco-américain Partech Ventures.

Le fonds d'investissement Salesforce Ventures et CME Ventures font également partie de ce tour de table aux côtés des investisseurs existants, IQ Capital, 24Haymarket et Illuminate Financial.

Privitar a été cofondée en 2014 par Jason du Prezz, un serial entrepreneur qui a vendu sa précédente startup à Thomson Reuters dont il a assuré la la gestion des données. Privitar fournit des logiciels pour rendre confidentielles et anonymes des données privées utilisées notamment dans la création d’algorithmes.

La sécurité informatique est une thématique que le fonds de capital-risque Partech Ventures continue d'explorer. Au sein de son portefeuille, il compte Bugcrowd —spécialisée dans la cybersécurité pour les applis web et mobile — et Wallarm qui bloque les attaques et détecte les faiblesses des applications.

"Les prises de décisions et les renseignements basés sur les données deviennent critiques pour toutes les activités. Nous avons décidé d'investir dans Privitar parce que nous sommes convaincus qu’ils offrent d’excellentes solutions pour les organisations qui veulent tirer un maximum de valeur de leurs données tout en garantissant la confiance totale des clients", explique Jean-Marc Patouillaud, Managing Partner de Partech Ventures, basé à Paris, dans un communiqué.

Le segment pourrait en effet devenir porteur financièrement: la réglementation sur la sécurité des données personnelles change (privacy shield, protection générale des données) pour faire face à la répétition récente des cyberattaques comme les ransomware.

L'assureur Lloyd's of London et le cabinet spécialisé dans la modélisation de cyber-risques Cyence estiment ainsi que l'impact financier d'un virus chez un fournisseur de services de cloud pourrait aller de 4,6 milliards jusqu'à 53 milliards de dollars.

Présent en Europe et en Asie, Privitar va utiliser ces fonds pour accélérer le déploiement de de sa technologie et s'installer aux États-Unis.

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