La télévision japonaise parle de l'arrestation de Carlos Ghosn, à Tokyo, le 21 novembre 2018. REUTERS/Toru Hanai

A ce rythme-là, Carlos Ghosn ne passera pas Noël en famille.

Le parquet de Tokyo a décidé de prolonger encore une fois de dix jours la détention du PDG de Renault, destitué de la présidence de Nissan, selon Reuters qui cite la presse japonaise. 

Arrêté le 19 novembre au Japon pour des soupçons de fraude fiscale et de détournement de fonds chez le constructeur japonais, partenaire de Renault, Carlos Ghosn passera donc au total 22 jours en garde à vue. 

Sa première période de détention de dix jours s'achevait ce vendredi. La justice peut en théorie demander l'autorisation de prolonger sa garde à vue pour un maximum de dix jours supplémentaires, à l'issue desquels Carlos Ghosn peut être inculpé ou libéré.

En plus de Nissan, le patron français s'est vu évincé de la présidence du constructeur japonais Mitsubishi Motors, qui a intégré l'alliance Renault-Nissan en 2016.

Carlos Ghosn, qui rejette les accusations à son encontre selon la presse japonaise, est en revanche toujours PDG de l'alliance.

Le président de la République, Emmanuel Macron, doit rencontrer le Premier ministre japonais Shinzo Abe en marge du G20 de Buenos Aires, en Argentine, pour aborder l'épineux dossier Renault-Nissan, a précisé à Reuters une source à l'Elysée.

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