Bérénice Marlohe dans Skyfall (007), 2012. IMDb

Les vitrines des grands magasins émerveillent petits et grands à quelques jours de Noël. Traditionnellement inaugurées début novembre, elles poursuivent la magie des fêtes de fin d'année jusqu'au début du mois de janvier.

Ces vitrines sont devenues, pour certains clients ou badauds, un véritable rendez-vous et se révèlent être un support de poids dans la communication d'une marque. Elles font partie des atouts que la concurrence du e-commerce ne peut ravir au commerce traditionnel. 

Le magasin physique est "un média à part entière", confiait mi-novembre Paolo de Cesare, le PDG du Printemps, lors d'une conférence à Paris à l'occasion du Vogue Fashion Festival. Pour lui, le point de vente est en lui-même un puissant outil de communication et il faut s'en servir comme tel.

A la différence du commerce en ligne, les grands magasins sont en effet capables de proposer une expérience raffinée à leurs clients, les épaulant de vendeurs et interprètes aux petits soins. 

Le PDG du Printemps Paolo de Cesare, et l'actrice Laetitia Casta, ambassadrice de la maison Boucheron, ont inauguré les vitrines de Noël du Printemps Haussmann à Paris, le 8 novembre 2018. Facebook/Printemps

"Quand Amazon sera capable de vous offrir une coupe de champagne, je serai hors du coup", a déclaré Paolo de Cesare. 

En attendant, le Printemps n'entend pas rester au bord du chemin du e-commerce, même s'il n'est pas en avance en la matière. "On ne sera pas les premiers c'est sûr", concède son patron. "Mais nous ne voulons pas être les derniers, nous envisageons de lancer notre site de vente en ligne dans un an."

Printemps compte pour cela s'appuyer sur l'expertise du site placedestendances.com racheté en 2005. "Avec lui, nous avons beaucoup plus appris que si nous avions du faire un site tout seul", assure-t-il encore.

"C'est dans l'omnicanalité que nous allons créer le futur du commerce. Nous avons déjà quelques briques pour y parvenir avec le 'click&collect' et la livraison à Paris en 2 heures."

"En 2010, se souvient-il, le luxe en ligne ne pesait que 3% du marché, on disait que ça ne marcherait pas, que les gens n'achèteraient pas des produits coûtant des dizaines de milliers d'euros en ligne.".

"Aujourd'hui, les ventes strictement réalisées en ligne pèsent 8% du secteur, tandis que les ventes en magasins assurent 22% de l'activité. Les 70% restant, ce sont les ventes influencées par le online, ce sont les clients qui s'informent en ligne avant d'acheter sur place."

D'où l'importance, note-t-il, d'être bien présent sur le web, à la fois dans l'offre de produits et sur les réseaux sociaux pour créer et faire vivre des histoires autour de ces produits.

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