Carlos Ghosn espérait enfin être libéré mais le parquet de Tokyo a décidé de l'arrêter de nouveau

L'avocat de Carlos Ghosn au Japon, Motonari Otsuru, entouré de journalistes à la sortie du centre de détention de Tokyo, le 20 décembre 2018. REUTERS/Issei Kato

Enième rebondissement dans l'affaire Carlos Ghosn. Alors que le patron français caressait l'espoir d'être rapidement libéré jeudi, le parquet de Tokyo a émis un nouveau mandat d'arrêt à son encontre.

Il accuse cette fois-ci l'ex-président de Nissan d'avoir fait passer dans les comptes du constructeur automobile nippon des pertes sur des investissements personnels de plus de 1,8 milliard de yens, soit environ 14,1 millions d'euros, pendant l'année 2008.

Résultat, le PDG de Renault et de l'alliance Renault-Nissan pourrait être maintenu encore dix jours de plus en détention. Incarcéré depuis le 19 novembre, il a déjà passé un mois derrière les barreaux.

Un juge d'un tribunal de Tokyo avait pourtant estimé jeudi que l'accusation contre Carlos Ghosn n'était pas suffisamment convaincante et s'était prononcé en faveur de la fin de son incarcération. Suite à cette décision, les avocats du dirigeant français avaient déposé tôt ce matin une demande de libération sous caution, rapporte Les Echos.

Dans le détail, l'accusation reproche cette fois-ci à Carlos Ghosn d'avoir contraint Nissan, dans la foulée de la crise financière de 2007-2008, à récupérer sur ses comptes des produits financiers déficitaires auquel il avait souscrit via un véhicule d'investissement sous son contrôle personnel, précise le quotidien économique. Le patron aurait bénéficié de l'aide d'un complice pour effectuer ce transfert puis faire valider le montage financier par une banque.

Une perquisition aurait été menée à son domicile à Tokyo ce vendredi matin, rapporte la chaîne TV Asahi citée par Reuters. Le PDG de Renault a juré de rétablir son honneur en justice, d'après son avocat interviewé par la chaîne de télévision japonaise NHK.

Carlos Ghosn a déjà été inculpé le 10 décembre pour avoir minoré le montant de ses revenus pendant cinq ans, en ne déclarant pas l'intégralité de sa rémunération versée par Nissan de 2010 à 2015. Et l'enquête a été élargie le jours même aux trois années suivantes, prolongeant ainsi sa détention.

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