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Le patron d’une startup de réalité augmentée explique ce qui manque à la technologie pour devenir aussi banale que l’électricité

Le patron d’une startup de réalité augmentée explique ce qui manque à la technologie pour devenir aussi banale que l’électricité
© YouTube/Pokémon Go.

Bear est une startup française de 15 salariés, spécialisée dans la réalité augmentée à destination des professionnels.

Elle a développé une plateforme technique permettant de faire interagir des contenus — textes et images — avec une application mobile, quelque soit le système d'exploitation.

Hachette a ainsi utilisé l'application mobile Bear Lite pour son guide "Routard Grande Guerre 14-18, Les chemins de mémoire". En positionnant son smartphone ou sa tablette sur la page papier du guide, le lecteur obtient toutes les adresses géolocalisées ainsi que des informations supplémentaires, des photos ou des vidéos.

Dépendantes des technologies tierces, les équipes de Bear ont donc surveillé de près l'annonce de Mark Zuckerberg au sujet du lancement d'une plateforme d'applications de réalité augmentée pour Facebook.

Bear

Pour Pierre Addoum, cofondateur de Bear avec Guillaume Pineau-Valencienne en 2014, cette initiative est un premier pas important vers la démocratisation de la technologie grâce à la caméra.

"Le fait que la vidéo devienne avec Facebook le point d'entrée de tout ce qui est associé à la réalité augmentée va offrir un potentiel d'usages important", a t-il confié à Business Insider France en marge de l'inauguration de l’hôtel de la French Tech Montpellier le mercredi 19 avril.

Le monde industriel s'est déjà un peu emparé de la réalité augmentée, à l'image de BMW qui utilise la technologie Tango de Google.

Mais pour Pierre Addoum, l'utilisation intensive de la réalité augmentée dans le quotidien dépendra de son intégration non pas dans le seul téléphone mais plus largement dans des biens de grande consommation comme des lunettes.

"La réalité se développera quand elle sera intégrée dans des objets quotidiens comme des lunettes ou tout autre chose que je n'imagine pas encore. C'est un peu comme l'électricité d'Edison. Au début, les gens s'extasiaient de voir une ampoule s'allumer puis c'est devenu banal. Mon pari c'est que ça va être pareil avec la réalité augmentée. Il y aura un petit effet "whaou" au début mais dans cinq à dix ans on l'oubliera."

Business Insider
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