Pierren-Antoine Dusoulier, Ibanfirst

Pierre-Antoine Dusoulier. Daniel Osorio/IbanFirst

Deux ans après sa première levée de fonds de 10 millions d'euros auprès de Xaviel Niel, la plateforme de services financiers iBanFirst annonce un nouveau tour de 15 millions d'euros auprès de son investisseur historique et des fonds Serena — qui mène le tour — et Breega.

Rencontré par Business Insider France, son fondateur Pierre-Antoine Dusoulier confie que ce type d'opération devient compliqué à réaliser. Non pas parce que les investisseurs mettraient en question l'intérêt de son service ou que la France manque d'argent — au contraire.

Non, c'est juste que la bataille est rude.

A 40 ans, Pierre-Antoine Dusoulier a pourtant derrière lui l'expérience d'avoir déjà créé une entreprise en 2006, revendue deux ans plus tard au Danois SaxoBanque. Mais en dix ans, il a vu un changement fondamental s'opérer dans l'écosystème: les femmes et hommes entrepreneurs sont devenus des professionnels entraînés.

"Monter une boîte, c'est devenu un sport de haut niveau. Il y a une concurrence sur les profils recherchés et une bataille sur l'argent. Il y a dix ans, lever 15 millions d'euros en France, c'était assez rare. J'aurais presque fait le 20h de TF1! (rires) Vous avez face à vous des gens préparés. A 25 ans, ils lisent des livres pour être de meilleurs leaders, font attention à ce qu'ils mangent et ils ont une vision plus large comme leur idole Elon Musk", raconte Pierre-Antoine Dusoulier à Business Insider France.

L'entreprise utilisera les 15 millions d'euros pour le développement de produits, le lancement de services et surtout la conquête de nouveaux clients en France et à l'étranger.

Elle ne lorgne pas sur le métier des néo-banques comme Revolut, Monzo ou N26. Elle se présente avant tout comme une plateforme technologique de "banking as a service" en facilitant la gestion des flux de trésorerie. Elle a commencé avec le virement à l'international avec un cours de change garanti en temps réel, les IBANs personnalisés, l'agrégation de comptes externes, le tracking des paiements, l'affacturage ou le placement de trésorerie auprès de partenaires fintech, etc..

Concrètement, tout est centralisé sur une même interface. Un(e) dirigeant(e) d'entreprise pourra à partir de septembre prochain visualiser tous ses comptes bancaires sur IbanFirst avec l'entrée en vigueur d'une directive européenne.

La startup revendique à ce jour 2000 clients et 20.000 fournisseurs à travers le monde.

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