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Plusieurs employés de Facebook auraient démissionné à cause d'un outil de censure développé pour la Chine

Plusieurs employés de Facebook auraient démissionné à cause d'un outil de censure développé pour la Chine
© Mark Zuckerberg accueille le Premier ministre chinois Li Keqiang le 21 mars 2016 ©REUTERS/Kenzaburo Fukuhara/

Facebook a créé un outil de censure qui supprime automatiquement certains posts dans des zones géographiques spécifiques — et plusieurs employés qui ont travaillé sur le projet auraient démissionné par désarroi, rapporte le New York Time.

Ce logiciel permettrait à des tierces parties, comme des fournisseurs d'accès à internet, de surveiller les articles les plus populaires sur Facebook, et de les supprimer comme ils le souhaitent.

C'est un des outils testés par Facebook, qui essaie de se réimplanter en Chine, où le réseau social est bloqué depuis 2009. L'outil n'a, à ce jour, jamais été utilisé.

Néanmoins, le simple fait que Facebook ait envisagé cette approche a, d'après le New York Times, troublé plusieurs employés, qui l'ont perçu comme une trahison des valeurs du réseau social — ouverture et transparence —, tout cela pour avoir accès au gros marché que représente la Chine.

Le sujet a posé tellement problème que Facebook l'a abordé dans une session de questions/réponses en juillet, ont confié plusieurs sources au New York Times.

Zuckerberg y aurait souligné qu'il était "mieux de tenter de créer de la conversation en Chine" même si "les internautes ne peuvent pas participer à 'toute la conversation'."

Facebook n'est pas la seule entreprise à avoir du mal à reprendre pied en Chine. Twitter et Google sont encore bloqués là-bas. Apple a investi beaucoup d'argent pour pouvoir y vendre des iPhone.

Un porte-parole a dit à Business Insider US :

"Nous avons toujours eu un grand intérêt pour la Chine, et nous passons du temps à essayer de comprendre ce pays. Toutefois, nous n'avons encore pris aucune décision quant à notre approche de la Chine. Nous nous focalisons en ce moment sur l'aide au développement des entreprises chinoises vers des marchés en dehors de la Chine, en utilisant notre plateforme publicitaire."

Pour lire l'article complet du New York Times, c'est par ici>>

Version originale : Matt Weinberger / Business Insider

Business Insider
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