Une enquête essaie de déterminer si Société générale a violé des lois anticorruption avec la Libye

FILE PHOTO: Frederic Oudéa, le directeur générale de la Societe Generale, lors des résultats annuels de banque le 9 février 2017. REUTERS/Benoit Tessier

Société générale a annoncé l'ouverture par le Parquet national financier (PNF) d'une enquête préliminaire sur d'éventuelles violations des lois anticorruption françaises dans le cadre de ses relations avec la Libyan Investment Authority (LIA), le fonds souverain libyen.

Début mai, la banque française avait dit avoir accepté de verser 963 millions d'euros (1,11 milliard de dollars) à la LIA pour mettre fin à des litiges concernant des transactions financières datant de 2007-2009, s'évitant par là un procès en Grande-Bretagne.

Le fonds souverain libyen avait réclamé un dédommagement de 2,1 milliards de dollars dans ce dossier, qui portait sur des transactions soupçonnées d'être entachées par des pots-de-vin versés à la société d'un intermédiaire lié à la famille de Mouammar Kadhafi, le dirigeant déchu du pays.

"En septembre et octobre 2017, Société générale a reçu deux réquisitions judiciaires relatives à ses relations avec la LIA dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le Parquet national financier concernant d'éventuelles violations des lois anti-corruption françaises", écrit la banque dans une version actualisée de son document de référence de 2017.

"Les documents requis sont en cours de communication aux autorités françaises."

Le Parquet national financier n'était pas disponible dans l'immédiat pour réagir aux déclarations de Société générale. Un porte-parole de la banque n'a pas voulu faire d'autres commentaires.

Toujours en lien avec le dossier libyen, Société générale dit aussi avoir engagé des discussions avec les autorités judiciaires américaines afin de trouver un accord mettant un terme à la procédure.

"Un tel accord prévoirait le paiement par Société générale d'une amende et pourrait en outre lui imposer d’autres sanctions", écrit la SocGen. Elle ajoute qu'il est "impossible de déterminer avec certitude" le montant de cette amende.

"Il est possible, sans être certain, que les discussions en cours aboutissent à un accord dans les prochaines semaines ou les prochains mois."

A l'occasion de ses résultats du troisième trimestre, la Société générale a annoncé vendredi une provision supplémentaire de 300 millions d'euros pour faire face à plusieurs litiges en cours aux Etats-Unis, portant le total des provisions à 2,2 milliards

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