La police a évacué les étudiants qui occupaient le site universitaire de Tolbiac à Paris

Blocage de Tolbiac, Paris, 11 avril 2018. REUTERS/Benoit Tessier

Les locaux du site universitaire de Tolbiac, à Paris, ont été évacués vendredi à l'aube après plusieurs semaines d'occupation par des étudiants opposés entre autres à la réforme des conditions d'accès aux études supérieures, ont annoncé la préfecture de police et le ministre de l'Intérieur.

Entre 100 et 200 policiers ont participé aux opérations, qui ont commencé aux alentours de 5h00 du matin (03h00 GMT) dans le 13e arrondissement, a-t-on dit de source policière.

Une centaine de personnes ont été expulsées, selon la préfecture qui précise, dans un communiqué, qu'un seul suspect a été interpellé, pour "outrage et rébellion".

Globalement, l'opération s'est déroulée "dans le calme et sans aucun incident" malgré "quelques jets de projectiles" dans la rue de Tolbiac et aucun blessé n'est à déplorer, peut-on lire dans ce même communiqué.

Toujours selon les autorités, certains occupants ont quitté les lieux en escaladant les grilles à l'arrivée de la police et les autres, regroupés dans les amphithéâtres, ont obtempéré sans résister aux injonctions des forces de l'ordre.

"Conformément à ce que j'avais annoncé devant l'Assemblée nationale ce mercredi et à la demande du président de l'Université Paris I, les forces de l'ordre ont mis fin à l'occupation du site de Tolbiac sous l'autorité du préfet", a réagi le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sur Twitter.

"Partout, l'Etat de droit sera rétabli", a-t-il ajouté.

"Désormais, le site Tolbiac sera repris par l’Université qui le fermera pour des raisons de sécurité et de remise en état, suite aux dégradations des occupants", peut-on lire dans un communiqué de son ministère.

Le président de l'université Panthéon Sorbonne, Georges Haddad, réclamait depuis une dizaine de jours l'intervention de la préfecture pour que cesse l'occupation des lieux, fréquentés en temps normal par environ 6000 personnes par jour.

Mardi, il avait déploré le "capharnaüm" qui régnait selon lui sur le site, où les cours sont suspendus, et évalué à près d'un million d'euros les dégâts causés par les opposants à la réforme gouvernementale.

Sur BFM TV, il a exprimé vendredi un "immense soulagement".

Depuis le début de la contestation, qui a pris racine notamment à Montpellier, d'autres facultés ont été occupées entièrement ou partiellement, comme à Nanterre (Hauts-de-Seine), Toulouse, Bordeaux et même à Sciences Po, à Paris.

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