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Politiques, syndicats et ONG demandent une taxe sur les ventes d'Amazon

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Politiques, syndicats et ONG demandent une taxe sur les ventes d'Amazon
Entrepôt Amazon à Lauwin-Planque, dans le département du Nord. © Supporterhéninois/ Wikimedia Commons

Amazon suscite d'importantes crispations. Responsables politiques, syndicaux, mais aussi libraires ou éditeurs appellent lundi 16 novembre à imposer une taxe exceptionnelle sur les ventes du groupe américain et "les autres profiteurs de la crise" sanitaire, soulignant "l'urgence de stopper l'expansion du géant du e-commerce". "La fronde qui monte partout en France doit encore s'amplifier, car le monde rêvé par Amazon est en totale contradiction avec la profonde aspiration à des vies décentes sur une planète vivable", écrivent les 120 signataires de ce texte publié par franceinfo.

Ils entendent se mobiliser "d'ici au 27 novembre prochain, date du Black Friday, pour montrer l'urgence de stopper l'expansion du géant du e-commerce avant qu'il ne soit trop tard". Parmi les signataires, des éditeurs, des économistes, des syndicalistes, dont le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez et celui de la FSU Benoît Teste, des responsables d'ONG, dont le directeur général de Greenpeace France Jean-François Julliard et le président des Amis de la Terre Khaled Gaïji, ou encore le porte-parole de la Confédération paysanne Nicolas Girod.

Mais aussi des députés et responsables de partis politiques — dont le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire national du PCF Fabien Roussel, le patron d'EELV Julien Bayou — ainsi que des conseillers municipaux et des maires, notamment ceux, EELV, de Grenoble et Besançon Eric Piolle et Anne Vignot Anne.

"La crise du Covid devrait nous servir à repenser en profondeur nos modes de consommation et de vie sociale, pas à nous enfoncer dans un monde de surconsommation prédateur", considèrent-ils. Dénonçant les dégâts sociaux et environnementaux de l'entreprise américaine, ils estiment que "pour faire face à l'urgence, une taxe exceptionnelle sur le chiffre d’affaires d'Amazon et des autres profiteurs de la crise est (...) indispensable".

'Un capitalisme sécuritaire dominé par les Gafa'

Celle-ci "permettrait dans l'immédiat de financer les mesures de préservation de l'emploi et le fonds de solidarité pour les commerces de proximité." Si Amazon est le "grand gagnant de la crise", "ce développement accéléré se fait aux dépens des engagements climatiques de notre pays", mais aussi des "revendications salariales" qui "sont balayées d'un revers de main", et "de la destruction de milliers d'emplois dans les commerces de proximité".

Ils accusent le président Macron de "dérouler le tapis rouge" à l'entreprise, en "interdi(sant) à tout le monde de vendre des produits non essentiels sauf... aux géants de la vente en ligne !". "En faisant ce choix, le président dessine un monde d'après pire qu'avant. Celui d'un capitalisme sécuritaire dominé par les Gafa (Google, Apple, Facebook et Amazon, NDLR)", accusent-ils.

Outre la taxe exceptionnelle, les signataires considèrent que le vote des mesures prônées par la Convention citoyenne pour le climat "est la dernière opportunité pour stopper cette expansion avant que les dégâts ne soient irréversibles". Pas sûr que le président de la République, Emmanuel Macron, entende leur appel.

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