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Pour le 1er jour de déconfinement, le CAC 40 termine dans le rouge en raison de la crainte d'une deuxième vague

Pour le 1er jour de déconfinement, le CAC 40 termine dans le rouge en raison de la crainte d'une deuxième vague
Paris, lors du premier jour de déconfinement, le 11 mai 2020. © Stephane Cardinale - Corbis via Getty Images

La Bourse de Paris n'a pas accueilli favorablement le 1er jour de "déconfinement" en France, lundi 11 mai 2020. Après deux séances en hausse et un gain de 1,07% vendredi, le CAC 40 est reparti dans le rouge. L'indice phare de la place financière a brièvement figuré dans le vert en début de matinée avant de chuter, pour finalement terminer en baisse de 1,31% à la fin de la journée. Il retombe ainsi à 1 490,22 points. La crainte d'une deuxième vague de la pandémie de Covid-19 l'a emporté sur la reprise économique que le déconfinement de la population doit progressivement permettre.

"Les autorités sanitaires de différents pays ont mis en garde contre une deuxième vague de la pandémie", rappelle Tomas Hildebrandt, chargé de la gestion institutionnelle d'actifs français chez la banque d'investissement finlandaise Evli. Le coronavirus est loin d'être éradiqué. Il a ressurgi à Séoul et Wuhan, en Chine, tandis qu'en Russie, au Brésil et en Inde, la situation sanitaire reste préoccupante. Au moment où la France et l'Espagne lèvent ce lundi certaines restrictions, l'Allemagne surveille également de très près une hausse du taux d'infection après avoir entamé son déconfinement le 20 avril.

Un fort niveau d'incertitudes persiste

En outre, "les opérateurs pourraient être tentés de prendre leurs bénéfices aux devants d'une semaine chargée", estime son côté Pierre Veyret, chez le courtier ActivTrades. Les chiffres de l'inflation en Chine et aux États-Unis pour le mois d'avril sont attendus mardi et le rapport de marché mensuel de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) prévu pour mercredi.

Récemment, les marchés boursiers ont fait peu de cas des mauvaises données économiques, se réjouissant du retour de l'activité dans de nombreux pays et du soutien massif des autorités du monde entier. "Partout dans le monde, l'enjeu portera dorénavant sur la capacité de redressement de l'économie", affirme Franklin Pichard, directeur général de la société de gestion Kiplink Finance. "Un fort niveau d'incertitudes persistera, ce qui ne sera pas sans conséquence pour la reprise économique qui aura plus que jamais besoin du soutien des Etats", ajoute-t-il.

A ce titre, même si les 19 ministres des Finances de la zone euro se sont entendus vendredi sur les détails d'une première riposte à la crise engendrée par le nouveau coronavirus, tout reste à faire sur un grand plan de relance qui divise les 27 pays de l'UE.

Le secteur aérien et les banques chutent

Ce lundi, les actions des groupes bancaires plongent particulièrement, Crédit Agricole reculant de 3,25%, tandis que Société Générale et BNP Paribas chutent respectivement de 2,70% et 2,48%%. Le secteur aéronautique suscite aussi de fortes inquiétudes chez les investisseurs, alors que le trafic aérien devrait prendre de nombreux mois avant de retrouver son niveau d'avant-crise et que la grande majorité des avions restent clouer au sol. Air France perd ainsi 3,32%, pendant qu'Airbus dévisse de 2,80% et le motoriste Safran de 3,23%.

Une poignée d'entreprises seulement voient leur action finir dans le vert, à l'image de Renault (+ 0,78%). Le constructeur profite des propos du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, qui a critiqué lundi matin la fermeture de l'usine de Sandouville, en Seine-Maritime, obtenue en justice par la CGT. Il a estimé cette décision "mauvaise" pour Renault et l'industrie automobile française.

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Business Insider (avec AFP)
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