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Pour Xavier Niel, la Libra existera quoi qu'en pensent les gouvernements

Pour Xavier Niel, la Libra existera quoi qu'en pensent les gouvernements
© ... sector, during a step of the plan of government in terms of digital coverage of territories launched in Cahors in December 2017. In presence of Xavier Niel. In Mirande, France, on March 21, 2019. Photo by Thibaud Moritz/ABACAPRESS.COM | 675881_083

Les partenaires de la crypto-monnaie Libra portée par Facebook ne semblent pas tous sur la même longueur d'ondes sur la faisabilité du projet. Si Facebook a laissé entendre cet été que Libra ne pourrait jamais exister, notamment sous la pression des régulateurs, Xavier Niel, le fondateur du groupe Iliad qui est partenaire au côté d'autres poids lourds du secteur de la tech comme Uber, MasterCard, Stripe, Visa, Booking.com, estime de son côté que le projet verra le jour. Quoi qu'il arrive et que décident les Etats. "Libra existera (...), c'est inéluctable, avec ou sans nous, que les États le souhaitent ou pas. La redouter ne l'empêchera pas d'arriver. La priorité est donc d'accompagner le changement, le rendre possible et accessible", écrit-il dans cette tribune publiée dans Les Échos. Il juge le projet comme "fiable" et "constructif".

"Libra est un projet fiable, constructif, exigeant et conforme aux intérêts de notre pays. Ce n'est pas la monnaie de Facebook mais la monnaie d'acteurs qui se sont réunis autour d'une grande idée, avec une gouvernance démocratique, une coconstruction réelle et une dimension européenne", juge le membre de cette association basée à Genève. "Nous devons anticiper, pour ne pas nous retrouver dépendants et fragilisés. Le progrès technologique peut coïncider avec le progrès sociétal et celui de l'humanité", poursuit-il, appelant la France à "être au coeur de cette révolution".

"La nier ou lui fermer la porte ne serait profitable à personne", affirme encore M. Niel, estimant que le projet Libra est notamment porteur de "démocratisation et d'inclusion" pour la partie de la population mondiale "exclue du système financier et non bancarisée".

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Dévoilée en grande pompe par l'américain Facebook début juin, Libra est censée offrir à partir de courant 2020 un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels, permettant d'acheter des biens ou d'envoyer de l'argent aussi facilement qu'un message instantané.

Mais le projet a vite été critiqué par bon nombre de régulateurs et gouvernements à travers le monde. Ils s'inquiètent notamment de la mauvaise réputation de Facebook en matière de confidentialité et de protection des données personnelles. Face aux critiques, certains partenaires se sont déjà retirés du projet, à l'image de l'américain Paypal, spécialisé dans les services de paiement, qui a décidé début octobre de quitter le navire après des semaines de scepticisme, voire d'hostilité, de la part de divers gouvernements, experts et concurrents.

En juillet, le ministre des Finances américain Steven Mnuchin, a lancé un avertissement à Facebook, le gouvernement redoutant qu'une telle monnaie virtuelle ne soit utilisée pour blanchir de l'argent ou tromper le fisc.

Business Insider
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