Pourquoi la détection par la NASA de 'ballons de foot électriques' dans l'espace doit attirer votre attention

Illustration d'artiste des fullerènes détectés dans l'espace par la NASA. NASA/JPL-Caltech

La NASA a annoncé avoir détecté, à l'aide du télescope spatial Hubble, des "ballons de football électriques" dans l'espace interstellaire — milieu qui remplit l'espace entre les étoiles et se compose de gaz, rayons cosmiques et poussières —, selon un communiqué publié sur le site de l'agence spatiale américaine ce mardi 25 juin 2019. Bien entendu, il ne s'agit pas de vrais ballons de football mais de molécules dont la forme est identique à celle d'un ballon de football appelées "buckminsterfullerènes" — un nom donné en hommage à l'architecte américain Richard Buckminster Fuller connu pour ses dômes géodésiques.

Cette découverte devrait attirer notre attention, puisque le milieu interstellaire "peut être considéré comme le point de départ des processus chimiques qui donnent naissance aux planètes et à la vie. L'identification complète de son contenu fournit des informations sur les ingrédients disponibles pour créer des étoiles et des planètes", indique Martin Cordiner de la Catholic University of America à Washington, principal auteur de l'étude publiée dans la revue Astrophysical Journal Letters. Les "buckminsterfullerènes" correspondent à des molécules composées de 60 atomes de carbone (C60) disposés dans une sphère creuse. Les scientifiques en ont trouvé à de rares occasions sur Terre, dans des roches et des minéraux mais aussi dans la suie de combustion à haute température.

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Dans l'espace, ce n'est pas la première fois qu'un instrument de la NASA parvient à détecter des buckminsterfullerènes, mais c'est la première fois qu'une version ionisée (C60+) l'est. Comme l'explique la NASA, "le C60 est ionisé lorsque la lumière ultraviolette des étoiles arrache un électron de la molécule, donnant au C60 une charge positive (C60+)."

Et le chercheur d'ajouter : "avant la détection du C60, les plus grandes molécules connues dans l'espace n'avaient que 12 atomes. Notre confirmation du C60+ montre à quel point l'astrochimie peut être complexe, même dans les environnements les moins denses et les plus fortement irradiés par les ultraviolets de la galaxie", a déclaré le scientifique qui travaille également à la Goddard Space Flight Center de la NASA. 

L'équipe de chercheurs de la NASA va continuer à chercher des C60+ dans le reste de la galaxie pour approfondir leurs résultats. 

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