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Pourquoi les vidéos intimes de Benjamin Griveaux n'étaient pas sur Facebook ou Instagram, selon le patron de Facebook France

Pourquoi les vidéos intimes de Benjamin Griveaux n'étaient pas sur Facebook ou Instagram, selon le patron de Facebook France
© Photo by Foc Kan/WireImage

Depuis le retrait de Benjamin Griveaux de la course à l'élection à la Mairie de Paris, provoqué par la diffusion sur Internet de vidéos à caractère sexuel, les réseaux sociaux sont vilipendés par la classe politique française et plusieurs observateurs qui demandent une régulation plus stricte. Publiées par le site "Pornopolitique", ces images ont notamment été relayées sur Twitter par le député non-inscrit Joachim Son-Forget, ancien LREM, qui a partagé le lien de l'article de Pornopolitique contenant les vidéos. Il risque 60 000 euros d'amende et deux ans d'emprisonnement.

Les réseaux sociaux comme Facebook sont des "acteurs systémiques et structurants pour nos économies, nos démocraties", a ainsi réagit le secrétaire d'Etat au numérique, Cédric O sur France Info, lundi 17 février. "Ils doivent se voir appliquer une supervision, un contrôle systémique", a-t-il ajouté, en laissant entendre qu'une première étape se ferait au niveau européen. Mais le plus grand réseau au monde ne serait pas concerné dans cette affaire. Le directeur général de Facebook France, qui compte 37 millions d'utilisateurs dans l'Hexagone, assure que personne n'a pu voir les vidéos intimes de Benjamin Griveaux sur Facebook ni sur Instagram, qui appartient au groupe de Mark Zuckerberg.

"Elle n'a pas été vue ni sur Facebook ni sur Instagram", a assuré sur France Inter Laurent Solly. Et l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy a donné une explication technique à cette affirmation : "Nous avons une règle extrêmement claire, les vidéos ou images à caractère sexuel sont totalement interdites sur nos plateformes", précisant que "plus de 98% de ces contenus sont bloqués pro-activement, vous ne les voyez pas".

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Ces sont près de 35 000 modérateurs de contenus — dont environ 15 000 prestataires extérieurs répartis dans vingt pays différents — qui seraient chargés de signaler et supprimer ce type de contenus, au risque de souffrir de stress post-traumatique comme plusieurs enquêtes l'ont déjà démontré. Facebook s'enorgueillit d'avoir dépensé des milliards de dollars depuis 2018 pour rétablir la confiance, depuis des scandales de fuites de données, de campagnes de désinformation menées sur ses plateformes ou de présence de contenus violents sur ses plateformes. Le nombre de ses employés a encore augmenté, le groupe employant 44 942 personnes fin 2019, soit 26% de plus que l'an passé.

Le montant des dépenses du réseau social s'est envolé, de 34% à 12,2 milliards de dollars au quatrième trimestre, de 51% à 46,7 milliards de dollars sur l'année, faisant pression sur les marges de l'entreprise.

Business Insider
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