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Pourquoi Singapour inspire la France pour envisager une application susceptible de limiter la contagion

Pourquoi Singapour inspire la France pour envisager une application susceptible de limiter la contagion
Dans les rues de Singapour, le 31 janvier 2020. Le pays a une application qui permet d'avertir les gens potentiellement contaminés par un porteur du Covid-19. © Wei Leng Tay/Bloomberg via Getty Images

La semaine dernière, Cédric O, secrétaire d'Etat au numérique, assurait que le gouvernement n'avait pour l'instant aucun projet d'applications à base de données personnelles pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Mails il assurait dans le même temps discuter avec les "nombreux pays" comme l'Allemagne, le Royaume-Uni ou Singapour qui "ont entrepris de développer des applications numériques destinées à combattre la propagation de l'épidémie", avait-déclaré à l'AFP. En quelques jours, le ton a évolué selon le journal Les Echos, qui fait état des travaux du gouvernement pour développer une application mobile afin d'avertir les personnes d'un risque individuel de contagion. "Pour le moment rien n'est en place. Pas une ligne de code n'est écrite. Mais beaucoup de choses existent déjà à l'étranger. Si nous avons une commande éclairée du comité scientifique, il nous faudra au moins une dizaine de jours pour lancer une appli", indique l'entourage du ministre aux Echos.

Ce comité doit en effet se pencher sur "l'opportunité de la mise en place d'une stratégie numérique d'identification des personnes ayant été au contact de personnes infectées", en utilisant les technologies numériques, avait précisé la semaine dernière la présidence de la République. Singapour et son application TraceTogether inspirent particulièrement la France pour une raison principale : l'absence de stockage des coordonnées GPS des utilisateurs. En effet, l'application de "contact tracing" TraceTogether utilise seulement le Bluetooth du téléphone. Lancée le 20 mars, elle est utilisée, selon Straits Times, "pour identifier les personnes qui ont été à proximité — à moins de 2 mètres pendant au moins 30 minutes — de patients porteurs du coronavirus".

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Si un utilisateur est porteur du Covid-19, il lui est demandé de donner l'autorisation d'accès aux données anonymes de l'application issues de la communication par bluetooth entre son téléphone et les appareils de personnes avec qui il a été en contact ou tout du moins à proximité. L'application est alors en mesure de prévenir les personnes du risque d'infection et de prendre les mesures nécessaires : mise en quarantaine et tests de dépistage.

Ces données sont conservées 21 jours et chiffrées. Pour que la méthode fonctionne, il faut qu'un nombre suffisant de personnes utilisent l'application. Les Echos citent une source qui indique qu'au moins deux tiers des gens l'utilisent. Une éventuelle application pourrait aussi devenir un moyen de lever en partie le confinement si on peut suivre la contagion.

Voici la vidéo explicative sur l'application de Singapour :

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