Download_on_the_App_Store_Badge_FR_RGB_blk_100517

Présidentielle 2017: Voici pourquoi vous entendrez beaucoup moins les principaux candidats à compter d'aujourd'hui

Présidentielle 2017: Voici pourquoi vous entendrez beaucoup moins les principaux candidats à compter d'aujourd'hui
© REUTERS/Patrick Kovarik

La "campagne officielle" de l'élection présidentielle française débute ce lundi 10 avril 2017.

Cela signifie que le décompte du temps de parole des 11 candidats à l'élection présidentielle change. Les chaînes de télévisions et de radio devront respecter un principe de stricte égalité de temps de parole et de temps d'antenne jusqu'au vendredi 21 avril à minuit.

Elles seront contrôlées par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA).

Avant ce lundi, elles suivaient un principe d'équité, qui "tient compte de la représentativité et de l'implication effective dans la campagne" de chaque candidat.

Les favoris — François Fillon (LR), Benoît Hamon (PS), Marine Le Pen (Front National), Emmanuel Macron (En Marche!), Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) — étaient plus souvent invités et sujets de reportages ou enquêtes.

Mais comme les 11 hommes et femmes politiques devront à présent disposer du même temps de parole, celui des cinq "grands" candidats va mécaniquement baisser, tandis que celui des six "petits" augmentera.

C'est pour cette raison que Frédéric Métézeau, chef du service politique de France Inter, s'est fendu d'un billet amer ce lundi matin dans la matinale. Il souligne deux problèmes :

  • Le casse-tête de ce décompte "à l’heure de la réécoute dé-linéarisée: podcasts, sites web, réseaux sociaux et applis où l'on ne peut pas mesurer le temps de parole..."
  • Le fait de devoir avoir recours à un "décompte tatillon" même si un candidat a peu d'actualité pour "rattraper des retards" de temps de parole. C'est d'autant plus compliqué lorsque certains candidats refusent de parler à certains médias, comme Marine le Pen sur France Inter.

Toutes les radios et chaînes en France sont soumises à ce contrôle, sauf Arte, qui ne dépend pas de la régulation du CSA. Mais au sein de l'organisme, on nous précise que la chaîne franco-allemande a pour habitude de se calquer sur les pratiques de ses confrères en période de campagne électorale.

Les clips de campagnes des 11 candidats diffusés sur les médias audiovisuels publics sont aussi strictement contrôlés par le CSA. Chaque candidat a droit à 43 minutes entre le 10 et le 21 avril 2017, décomposés en:

  • dix spots de 1min30
  • huit spots de 3min30

Les affichages publics

La loi veut également qu'à partir de ce lundi 10 avril, l'affichage public pourra être mis en place pour chaque candidat sur des panneaux mis à la disposition par la mairie, mais il est très conditionné. Il faut :

  • Que chaque candidat n'ait droit qu'à deux affiches: une de campagne et une qui annonce ses meetings
  • Qu'ils n'utilisent pas un fond blanc (réservé à la mairie)
  • Qu'ils n'utilisent pas les couleurs bleu+blanc+rouge (hors logo)
  • Que le papier des affiches soit écologique
  • Que les affiches soient les mêmes sur tout le territoire français.

Les candidats à l'élection présidentielle de 2017 sont: Nathalie Arthaud (LO), François Asselineau (UPR), Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), François Fillon (LR), Benoît Hamon (PS), Jean Lassalle (Résistons!), Marine Le Pen (FN), Emmanuel Macron (En Marche!), Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), Philippe Poutou (NPA).

Découvrir plus d'articles sur :