La chancelière allemande Angela Merkel avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras à Athènes, le 10 janvier 2019. REUTERS/Costas Baltas

Le Fonds monétaire international (FMI) a de nouveau revu ses prévisions à la baisse. Pour cette année, l'institution anticipe une croissance mondiale de 3,5%, soit 0,2 point de moins qu'en octobre dernier. Et en 2020, il anticipe une croissance de 3,6%, soit 0,1 point de moins qu'auparavant. 

Le FMI invoque plusieurs raisons expliquant cet abaissement de ses perspectives. Par rapport aux chiffres communiqués en octobre dernier, il pointe notamment un ralentissement de l'économie allemande, "à cause de l'introduction de nouvelles normes antipollution dans l'industrie automobile". L'institution n'anticipe plus qu'une croissance de 1,3% pour le pays en 2019, soit 0,3 point de moins qu'à l'automne.

Le FMI évoque en outre "les risques souverains et financiers" qui ont pesé sur la demande intérieure en Italie, ainsi qu'un sentiment "moins optimiste" sur les marchés financiers et une contraction de l'économie turque probablement "plus marquée que prévu".

"Après deux années d'une solide expansion, l'économie mondiale croît plus lentement qu'attendu et les risques augmentent", a déclaré la directrice générale du fonds, Christine Lagarde, en marge du Forum économique mondial de Davos, rapporte Reuters.

"Le risque d'un déclin plus accentué de la croissance mondiale a certainement augmenté"", a-t-elle ajouté, en appelant les responsables économiques à se tenir prêts à "un ralentissement sérieux". 

Capture d'écran du communiqué du FMI, publié le 21 janvier 2019. FMI

Le FMI, qui avait déjà dégradé ses perspectives en octobre en raison notamment de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, craint encore "une escalade" des tensions "au-delà de celles déjà incorporées dans les prévisions".

Voici les autres facteurs qui pourraient aussi peser sur la croissance dans le monde selon le FMI, dans un contexte de resserrement des conditions financières et d'un niveau record de la dette mondiale publique et privée:

  • Un Brexit sans accord: une incertitude "considérable" entoure la projection d'une croissance proche de 1,5% au Royaume-Uni en 2019-2020, qui suppose qu'un accord sera enfin conclu cette année sur la sortie du pays de l'Union européenne;
  • Un ralentissement plus prononcé que prévu en Chine, où le FMI laisse sa prévision inchangée pour 2019, à 6,2%. La deuxième économie mondiale a fait part d'une croissance de son PIB de 6,4% au quatrième trimestre, à son plus bas niveau depuis la crise financière de 2009.

Voici les prévisions du FMI pour les pays les plus développés:

Capture d'écran du communiqué du FMI, publié le 21 janvier 2019. FMI

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