La directrice général du FMI, Christine Lagarde, lors de la conférence de presse de l'organisation sur les prévisions de croissance, lors du Forum économique mondial de Davos en Suisse, le 22 janvier 2018. REUTERS/Denis Balibouse

Le Fonds monétaire international a, une nouvelle fois, lundi, relevé ses prévisions de croissance pour l'économie mondiale. Le FMI tient compte de l'accélération de la dynamique de croissance à l'oeuvre depuis la mi-2016 mais aussi de l'impact positif attendu à court terme de la réforme fiscale américaine.

Les économistes du Fonds anticipent désormais une croissance mondiale de 3,9% cette année comme en 2019, soit 0,2 point de plus que dans leurs perspectives économiques d'automne publiées en octobre.

Le FMI souligne que l'accélération en cours, largement autoentretenue, est quasi générale, avec des surprises positives en Europe et en Asie.

Mais Maurice Obstfeld, chef économiste du FMI voit "plusieurs raisons (...) pour douter du caractère durable" de la phase actuelle:

  • la croissance inférieure des pays développés. Une fois qu'ils auront comblé leur écart de production, les pays développés, en pointe dans l'accélération actuelle, devraient afficher des taux de croissance bien inférieurs aux années d'avant crise, souligne le FMI. Globalement, l'organisation estime la croissance de ces pays à 2,3% pour le moment, soit les deux-tiers de la croissance mondiale envisagée (3,9%).
  • le ralentissement de la Chine et des Etats-Unis. Les deux grandes économies qui tirent la croissance actuelle et à court terme, sont condamnées à ralentir: la Chine, avec le rééquilibrage de sa croissance, et les Etats-Unis parce que l'impact des baisses d'impôts sur une économie si proche du plein emploi générera une moindre croissance à terme.

"Les responsables et les dirigeants politiques doivent être conscients que la dynamique actuelle résulte de la conjugaison de plusieurs facteurs qui ne devraient pas se prolonger éternellement", juge Maurice Obstfeld.

Voici les principales prévisions de croissance du FMI:

  • Etats-Unis: 2,7% en 2018 et 2,5% en 2019;
  • Zone euro: 2,2% puis 2,0%;
  • Allemagne: 2,3%  puis 2,0%;
  • France: 1,9% en 2018 (+0,1 point) et autant l'an prochain (sans changement);
  • Japon: 1,2% puis 0,9%;
  •  Chine: 6,6% puis 6,4%;
  • Brésil: 1,9% puis 2,1%.

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