Procès Tapie : le patron d'Orange Stéphane Richard n'est pas encore tiré d'affaire

Stéphane Richard, PDG d'Orange et ancien directeur de cabinet du ministère de l'Economie lors de l'arbitrage. Wikimedia commons/Olivier Ezratty

C'est un nouveau rebondissement dans le procès Tapie. Le parquet de Paris a annoncé mardi 16 juillet qu'il faisait appel de la relaxe générale prononcée le 9 juillet, notamment en faveur du PDG d'Orange, Stéphane Richard, dans l'affaire de l'arbitrage contesté en faveur de Bernard Tapie dans son contentieux avec le Crédit Lyonnais. Les six prévenus, dont faisait également partie l'homme d'affaires, ex-propriétaire d'Adidas et de l'Olympique de Marseille, étaient initialement jugés pour escroquerie, détournement de fonds publics et complicité de ces deux infractions.

Mais le tribunal n'a retenu finalement que la qualification d'escroquerie et de complicité d'escroquerie, pour décider en fin de compte que l'accusation n'avait pas apporté la preuve de la culpabilité des prévenus. Stéphane Richard était à l'époque de l'arbitrage contesté directeur de cabinet de la ministre de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde, devenue depuis directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) et qui a récemment été proposée pour succéder à Mario Draghi à la tête de la Banque centrale européenne (BCE).

Le 1er avril, le procureur de la République, Nicolas Baietto, avait requis trois ans de prison dont 18 mois avec sursis contre Stéphane Richard et cinq ans de prison ferme contre Bernard Tapie. Une réquisition non suivie par le tribunal correctionnel de Paris, puisqu'il a finalement prononcé une relaxe générale.

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