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PSA et Fiat Chrysler officialisent leur mariage en signant un accord de fusion

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PSA et Fiat Chrysler officialisent leur mariage en signant un accord de fusion
© ... , Carlos Tavares gives a press conference to present the group's strategic plan "Back in the Race" at PSA headquarters, in Paris, France, on April 14, 2014. Photo by Stephane Lemouton/ABACAPRESS.COM Economie Economy News | 443273_018 Paris F France

Le mariage entre PSA et Fiat Chrysler se précise. Les constructeurs automobiles français et italo-américain ont annoncé dans un communiqué commun, mercredi 18 décembre, avoir signé "un accord de rapprochement engageant" en vue d'une fusion entre égaux de leurs activités. Le géant ainsi créé, dans un secteur en pleine mutation, deviendrait "le quatrième constructeur automobile mondial en volumes et le troisième en chiffre d'affaires". Le trio de tête sur le marché automobile, en nombre de véhicules vendus, comprend aujourd'hui le groupe allemand Volkswagen, l'alliance franco-japonaise Renault-Nissan-Mitsubishi et le japonais Toyota.

Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, a salué cet accord, estimant que c'était "une très bonne nouvelle pour la France, pour l'Europe et pour notre industrie automobile". Et d'ajouter : "Il représente une étape importante dans la création d'un champion européen." Il a aussi rappelé que l'Etat resterait vigilant à ce que les conditions posées à l'opération lors de son annonce fin octobre soient bien respectées, citant notamment la "préservation de l'empreinte industrielle en France" et "la création d'une filière industrielle de batteries électriques".

La famille Peugeot, actionnaire de référence de PSA, avait voté lundi à l'unanimité en faveur du projet de fusion entre le constructeur français et Fiat Chrysler. La nouvelle entité, de plus de 400 000 salariés, affichera un chiffre d'affaires consolidé de près de 170 milliards d'euros et des ventes annuelles de 8,7 millions de véhicules, sous les marques Fiat, Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot et Vauxhall.

Des synergies permettant d'investir 'dans la mobilité du futur'

Ce rapprochement apportera "des capacités d'investissement renforcées (...) afin de relever les défis d'une nouvelle ère de mobilité durable". Et elle "génèrera des synergies en année pleine estimées à environ 3,7 milliards d'euros, sans fermeture d'usine liée à cette transaction", assurent les deux partenaires. "La réalisation de la fusion devrait intervenir sous 12 à 15 mois", précisent-ils.

Les économies qu'elle permettra sont notamment liées "aux technologies, aux produits et plateformes" qui devraient représenter "environ 40%" des synergies. La nouvelle entité espère aussi réduire les coûts sur les achats : effet d'échelle et alignement sur le meilleur prix doivent générer 40% des synergies. "Les 20% restant proviendront d'autres domaines — marketing, informatique, frais généraux et logistique". Ces économies doivent permettre parallèlement "d'investir massivement dans les technologies et les services qui vont façonner la mobilité du futur, tout en répondant au défi des réglementations sur les émissions de CO2", soulignent les deux groupes.

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"Notre fusion est une formidable opportunité de prendre une position plus forte dans l'industrie automobile, alors que nous cherchons à maîtriser la transition vers une mobilité propre, sûre et durable et à offrir à nos clients des produits, technologies et services au meilleur niveau", a déclaré Carlos Tavares, le président du directoire du groupe PSA, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes.

"C'est l’union de deux entreprises avec des marques emblématiques et des salariés très engagés. Les deux entreprises ont traversé des temps difficiles et sont devenues de grands groupes agiles et intelligents", a commenté pour sa part Mike Manley, PDG de Fiat Chrysler Automobiles (CFA).

John Elkann président, Carlos Tavares directeur général

La société mère de la nouvelle entité sera basée aux Pays-Bas mais restera cotée à Paris, Milan et New York. John Elkann, actuel président de FCA et héritier de la famille Agnelli, présidera le nouveau conseil d'administration, tandis que Carlos Tavares deviendra directeur général du groupe fusionné, selon les deux partenaires.

Avant que l'opération soit finalisée, FCA distribuera à ses actionnaires un dividende exceptionnel de 5,5 milliards d’euros, tandis que PSA distribuera aux siens ses 46% dans l'équipementier Faurecia.

Les deux constructeurs avaient annoncé le 31 octobre être tombés d'accord à l'unanimité sur le principe d'une fusion, où les actionnaires des deux groupes se partageraient à 50/50 le capital au terme de diverses opérations financières. L'Etat français, qui s'était opposé à une fusion de Renault avec Fiat sans l'accord de Nissan, s'était déclaré favorable à un tel rapprochement qui permettrait de réaliser les investissements nécessaires à l'avènement de la voiture électrique et du véhicule autonome. Ces investissements sont estimées à plusieurs dizaines de milliards d'euros.

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