Voici qui utilise Galileo, le concurrent européen du GPS américain victime d'une panne d'une semaine

Illustration d'un satellite Galileo en orbite. ESA-P. Carril

Victime d'un "incident technique", Galileo ne fonctionnait plus correctement depuis le 11 juillet. Mais une semaine plus tard, jeudi 18 juillet, l'agence européenne des systèmes de navigation par satellite (GSA), a précisé dans un communiqué que ses services avaient été rétablis. "Les services initiaux de Galileo ont maintenant été restaurés. Les utilisateurs commerciaux peuvent déjà constater des signes de reprise des services de navigation et de synchronisation." Mais "certaines fluctuations" peuvent encore perturber leur utilisation, ajoute l'agence.

Le système européen de navigation par satellites a été "affecté par un incident technique lié à son infrastructure terrestre", avait précisé GSA dans un communiqué publié le 14 juillet. Ce problème technique a entraîné "une interruption temporaire des services initiaux de navigation et de synchronisation". Mais le service SAR, utilisé pour localiser et venir en aide aux personnes en détresse, en mer ou en montagne par exemple, n'a pas été touché par la panne et a pu rester opérationnel.  

Depuis décembre 2016, Galileo fournit des "services initiaux". Cette phase initiale signifie que les signaux émis par ce système ne fonctionnent pas toujours et sont utilisés en association avec d'autres systèmes de navigation satellite, comme le GPS américain. A l'heure actuelle, sur les 26 satellites mis en orbite, 22 sont opérationnels. Les services de Galileo doivent devenir pleinement opérationnels et garantir une couverture mondiale en 2020, grâce à une constellation de 30 satellites au total, précise Futura Sciences.

Un système plus précis que le GPS déjà adopté par les fabricants de smartphones 

Développé par l'Union européenne (UE), Galileo doit concurrencer le GPS américain, ainsi que le Glonass russe et le Beidou chinois. L'UE met en avant la plus grande précision de ce système par rapport à ceux déjà existants et le fait qu'il soit sous contrôle civil et non militaire comme le sont ses concurrents. Mais la panne qui a affecté Galileo n'est pas de nature à rassurer ses utilisateurs potentiels. Toutefois, sans que le grand public en ait nécessairement conscience, ce système a déjà été adopté par de multiples acteurs.

Voici quelques exemples tirés d'un site de l'UE présentant "les dispositifs compatibles avec Galileo prêts à être utilisés aujourd'hui"

  • Les aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle et d'Orly, tout comme celui de Marseille-Provence et de nombreux autres aéroports français et européens ;
  • Des compagnies aériennes comme HOP!, filiale d'Air France, ou le transporteur suédois Nextjet, qui utilisent déjà EGNOS, le système européen de navigation par recouvrement géostationnaire ;  
  • Les modèles de voitures équipés d'émetteurs eCall, un système d'appel d'urgence embarqué, comme les GLE de Mercedes-Benz, CR-V d'Honda, S60 de Volvo, Clio de Renault ou encore les Model 3 de Tesla ;
  • Les montres connectées comme les Apple Watches Series 3 et Series 4, la Samsung Galaxy Watch Active ou encore la Watch Magic de Huawei ;
  • Les smartphones, comme les iPhone (6s, 7, 8 Plus, XR, XS Max...) d'Apple, les Pixel de Google, les Galaxy de Samsung, les Mate 20 et P30 Pro de Huawei, le Moto G7 de Motorola... ;
  • Le groupe diversifié allemand Siemens ou le spécialiste français de l'électronique Thales, dans le cadre de "projets de recherche et développement" et l'élaboration d'applications de sécurité.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Plantés sur la Lune, les drapeaux des astronautes américains se désintègrent

VIDEO: Pour payer votre déjeuner dans ce café à Londres, vous devez enfiler votre jogging et une paire de tennis