3 ministres français apportent leur soutien à la Commission européenne après son coup double contre Amazon et Apple

Le président français Emmanuel Macron file un coup de main à Amazon dans son nouvel entrepôt de Boves, près d'Amiens, le 3 octobre 2017. REUTERS/Yoan Valat

Les services de la concurrence de la Commission européenne ont sévi simultanément contre deux géants américains de la tech, mercredi 4 octobre. 

Amazon s'est vu réclamer 250 millions d'euros d'arriérés d'impôts au Luxembourg alors que le bras-de-fer avec Apple et l'Irlande a franchi un nouveau palier en étant transféré devant la Cour de justice de l'UE

"J'espère que ces deux décisions sont comprises comme un message qui veut que les entreprises doivent payer les impôts dont elles sont redevables — comme la majorité des entreprises le font", a insisté Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la concurrence, dans une conférence de presse à l'issue de l'annonce de ces décisions.

Son action a reçu un écho favorable en France, qui s'escrime depuis plusieurs mois au niveau européen pour obtenir un consensus sur la taxation des géants américains de la tech — Google, Apple, Facebook et Amazon en tête. 

"A la suite des annonces de la Commissaire européenne, Margrethe Vestager, (...) pour des enjeux qui se chiffrent en milliards d'euros, nous voulons exprimer notre soutien à l'action conduite par la Commission", ont réagi Bruno Le Marie, Gerald Darmanin et Mounir Mahjoubi dans un communiqué commun.

Le Ministre de l'économie et des finances, le Ministre de l'action et des comptes publics et le Secrétaire d'Etat en charge du numérique poursuivent en soulignant que la distorsion de la concurrence que facilitent certains Etats européens par leur fiscalité avantageuse sélective finit par poser un problème aux startups: 

"Ces décisions ne visent pas à pénaliser les pays concernés mais à s'assurer que les conditions pour une concurrence juste et loyale soient respectées par tous les acteurs du numérique au sein de l'Union européenne.

De manière générale, les distorsions causées par les pratiques d'optimisation agressive des grands groupes internationaux et la concurrence fiscale parfois excessive et dommageable entre les Etats causent un préjudice au financement des politiques publiques et au développement des entreprises, et en particulier des startups qui opèrent dans ce domaine."

La France propose de régler ce problème avec les autres Etats-membres de l'Union européenne d'ici 2018

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