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Les candidats à la présidentielle réagissent aux frappes américaines en Syrie

Les candidats à la présidentielle réagissent aux frappes américaines en Syrie
© REUTERS/Carlos Barria

Les Etats-Unis ont tiré des missiles dans la nuit sur une base aérienne syrienne, en réponse à l'attaque à l'arme chimique qui a fait des dizaines de morts mardi à Khan Cheikhoune.

Donald Trump, qui rechignait jusqu'ici à se mêler du conflit syrien, a expliqué que les Etats-Unis avaient agi "dans l'intérêt de la sécurité nationale" américaine contre le président syrien Bachar el-Assad.

Ces frappes ont suscité de nombreuses réactions à travers le monde. Le président russe Vladimir Poutine considère cette initiative des Etats-Unis comme "une agression contre une nation souveraine" en se servant "d'un prétexte fallacieux", a fait savoir le Kremlin.

Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont déclaré dans un communiqué commun:

"Assad porte l'entière responsabilité de ce développement. Son recours continu aux armes chimiques et aux crimes de masse ne peut en effet rester impuni. C'est ce que la France avait demandé à l'été 2013 au lendemain de l’attaque chimique de la Ghouta. (...) La France et l'Allemagne poursuivront donc leurs efforts avec leurs partenaires dans le cadre des Nations Unies pour sanctionner de la manière la plus appropriée les actes criminels liés à l'utilisation des armes chimiques interdites par tous les traités."

Du côté des candidats à l'élection présidentielle française, dont l'un d'eux aura dans quelques semaines la responsabilité de conduire la politique extérieur de la française, les réactions étaient contrastées.

Marine Le Pen est "étonnée".

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"Est-ce que c'est trop demander d'attendre les résultats d'une enquête internationale indépendante avant d'opérer ce genre de frappe ? Je suis un peu étonnée, parce que Monsieur Trump avait indiqué à plusieurs reprises qu'il n'entendait plus faire des Etats-Unis le gendarme du monde, et c'est exactement ce qu'il a fait hier. (...) Ce que je voudrais, c'est qu'on ne retrouve pas le même scénario que celui qu'on a pu voir en Irak et en Libye, qui en réalité sont des processus qui ont entraîné le chaos, qui ont fini par conforter le fondamentalisme islamiste et les structures terroristes", a déclaré la candidate du Front national sur France 2.

François Fillon "peut comprendre".

REUTERS/Lionel Bonaventure

"L’usage des armes chimiques constitue un crime de guerre qui ne doit pas rester impuni. (...) Cette riposte américaine, que l’on peut comprendre au vu de l’horreur des attaques chimiques, ne doit pas conduire à une confrontation directe des forces occidentales avec celles de la Russie et de l’Iran. Ce serait un terrible danger pour la paix. La France doit exiger (...) que le conseil de sécurité des Nations Unies mette tout en œuvre pour trouver les voies d’un accord qui évite les risques d’un embrasement dangereux pour la paix mondiale", a commenté le candidat Les Républicains dans un communiqué.

Emmanuel Macron désigne "l'ennemi" du peuple syrien.

REUTERS/Lionel Bonaventure

"Nous avons un ennemi: Daesh et l'ensemble des mouvements jihadistes. Le peuple syrien a un ennemi: Bachar el-Assad", a indiqué le candidat d'En marche! à l'occasion d'un déplacement à Bastia et "prendre note de l'intervention américaine". Il souhaite "une action coordonnée sur le plan international en représailles au régime de Bachar Al-Assad" inscrite "dans le mandat de l'ONU".

Benoît Hamon est aligné sur Hollande et Merkel.

REUTERS/Lionel Bonaventure

"Bachar el-Assad s’est rendu responsable d’un nouveau massacre. Il a gazé des enfants, massacrés par des armes chimiques, ce qui est un acte criminel inacceptable et insupportable. Daech d’un coté et Bachar el-Assad de l’autre sont aujourd’hui des barbares de la même nature.", a réagi le candidat du Parti socialiste en marge d'un déplacement au Creusot:

Nicolas Dupont-Aignan redoute "une manipulation".

REUTERS/Lionel Bonaventure

"Moi j’ai deux inquiétudes. La première: on parle d’attaques présumées chimiques. Si ce sont des attaques avérées, utilisation avérée par Assad, il faut répliquer mais répliquer dans le cadre de l’ONU. Si c’est le scénario de Saddam Hussein et de l’Irak, je suis inquiet. Je n’en sais rien aujourd’hui. Je suis inquiet parce que Donald Trump n’est même pas passé par l’ONU. (...) Je demande une vraie enquête. Je veux être sûr qu’on soit pas dans une manipulation à l’irakienne. (...) Oui, je doute, je m'interroge", a déclaré le candidat de Debout la France sur CNews.

Jean-Luc Mélenchon épingle François Hollande et Merkel.

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"Hollande et Merkel portent l'entière responsabilité de donner à #Trump le pouvoir solitaire de frapper qui il veut quand il veut", a indiqué le candidat du Parti de Gauche dans un tweet.