Des poissons fugus vendus dans un marché à Osaka. Wikimedia Commons/ Pangamut

Le réchauffement climatique ne menace pas seulement de rayer certains îles de la carte ou de faire disparaître certains animaux. Il est aussi responsable de la création de nouvelles espèces hybrides.

Le fameux poisson toxique japonais appelé fugu — vendu en moyenne entre 233 euros et 683 euros le kg selon le marché et la saison — a un cousin hybride dont la population se développe progressivement, inquiétant les autorités japonaises, rapporte Reuters

En effet, en raison de la montée des températures des mers entourant le Japon, certaines espèces de fugus se reproduisent entre elles, ce qui engendre la naissance de poissons hybrides mutants. 

Et ces espèces hybrides semblent se développer de plus en plus: fin juin, elles ont représenté plus de 20% de tous les fugus pêchés en un jour le long de la côte Pacifique de la préfecture de Miyagi, située à 460 kilomètres au nord-est de la capitale Tokyo, rapporte Reuters.

Le gouvernement japonais prend la question très au sérieux et a chargé la division responsable de la sécurité alimentaire du ministère de la santé de recueillir des informations sur le sujet depuis septembre dernier. 

Ce poisson-globe japonais est porteur, dans certaines de ses parties, d'un poison violent, potentiellement mortel, car il n'existe aucun antidote.

Ces fugus mutants sont problématiques car les neurotoxines paralysantes que renferment généralement ce fameux poisson ne sont pas toujours situées aux mêmes endroits que chez les fugus ordinaires. Chez ces derniers, elles sont situées dans les viscères — foie, intestin... — et les organes reproducteurs. Mais chez l'hybride, elles peuvent aussi se retrouver dans la peau ou les muscles. 

Et même aux yeux d'experts, les fugus mutants et les ordinaires sont parfois difficiles à distinguer.

Le fugu n'est pas la seule espèce touchée par le réchauffement climatique. De nombreux animaux, insectes et végétaux doivent changer d'habitat, de lieu de chasse ou de lieu de nidation pour s'adapter à la montée des températures moyennes.

Un nouveau rapport publié ce mardi 11 décembre 2018 affirme que les températures moyennes mondiales sont bien parties pour dépasser l'objectif fixé par l'accord de Paris sur le climat de 2015.

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