Ce groupe français spécialisé dans les RH a désormais 30 M€ pour racheter des startups qui lui permettraient d'accélérer face à LinkedIn

David Beaurepaire, directeur délégué aux relations extérieures et à la stratégie du groupe HelloWork. HelloWork

A l'occasion de son changement de nom, le groupe RégionsJob — qui devient Hellowork — a annoncé qu'il disposait désormais d'une capacité d'investissement de 30 millions d'euros pour racheter des startups en fort développement.

Créé il y a 18 ans, HelloWork (33 millions d'euros de chiffre d'affaires, 250 salariés) est basé à Rennes. C'est une filiale du groupe breton Le Télégramme, présent dans les médias avec le titre éponyme mais aussi dans les services et l'événementiel.

HelloWork revendique une croissance de 15 à 20% ces trois dernières années:

"HelloWork s'est doté d'une capacité d'investissement de 30 millions d'euros pour entrer dans les trois prochaines années au capital de sociétés à fort potentiel: startup/scale-up dans le domaine de l'emploi et de la formation, avec une composante technologique forte, ayant déjà un produit ou service opérationnel et une première phase de commercialisation en France ou à l'international", peut-on lire dans un communiqué.

Le nombre d'investissements devrait varier entre trois et 10, selon les opportunités. On ne devrait donc pas retrouver HelloWork dans des tours de table avec d'autres investisseurs puisque ses opérations concerneront avant tout des prises de contrôle.

C'est dans ce cadre que s'est effectuée l'acquisition cet été de la société bordelaise JobiJoba, et l'obtention de ses algorithmes utilisés dans des problématiques d'emploi par SNCF, Axa, Atos ou la Ville de Paris.

"Nous sommes vraiment dans des logiques de synergies sur les thématiques de recrutement ou de formation, et non dans une logique financière pure ni dans le but d'éliminer un concurrent. Nous cherchons notamment à accompagner les actifs tout au long de leur carrière, en dehors des seuls changements de poste", précise David Beaurepaire, directeur délégué aux relations extérieures et à la stratégie, interrogé par Business Insider France.

La taille du marché des services spécialisés dans les ressources humaines est estimée à environ 200 millions d'euros en France et 2 milliards en Europe.

HelloWork fait partie des acteurs majeurs dans l'Hexagone mais il a face à lui un mastodonte: LinkedIn. Pour l'instant, la filiale de Microsoft roule derrière en France en terme économiques avec 28 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 75 salariés, selon les chiffres déposés au greffe du tribunal de commerce. Mais ses moyens sont colossaux.

Et le secteur est si attrayant en terme de recueil de données et de monétisation qu'il attire même d'autres groupes de la tech plus généralistes. En début d'année, c'est Facebook qui a lancé dans plusieurs pays — dont la France — sa fonction Jobs qui permet aux "entreprises locales" de poster des offres d'emplois, et aux utilisateurs d'y postuler, directement sur le réseau social.

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