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Renault est soupçonné d'avoir installé un logiciel de trucage sur près de 900.000 moteurs diesel pour fausser les contrôles de pollution

Renault est soupçonné d'avoir installé un logiciel de trucage sur près de 900.000 moteurs diesel pour fausser les contrôles de pollution
© REUTERS/Benoit Tessier

Renault est soupçonné d'avoir faussé les résultats des tests antipollution de ses moteurs diesel, rapporte une enquête de Libération publiée mardi 14 mars 2017.

Le quotidien, qui cite le procès-verbal rédigé en novembre 2016 par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), indique que des écarts importants entre les performances de certains moteurs Renault au moment de leur homologation en laboratoire et leur utilisation en conditions réelles ont été observés.

Selon le document de 39 pages transmis au Parquet et consulté par Libération:

"Ces résultats permettent de soupçonner l'installation d'un dispositif frauduleux qui modifie spécifiquement le fonctionnement du moteur pour en réduire les émissions de NOx (Oxydes d'azote) dans des conditions spécifiques du test d'homologation, afin que les émissions respectent les limites réglementaires."

Selon les calculs de Bercy, Renault aurait commercialisé près de 900.000 voitures équipées d'un dispositif frauduleux, ce qui représente 16,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires pour le constructeur automobile.

Dans un communiqué publié ce mercredi matin, Renault a déclaré "qu'aucun de ses services n'a enfreint les règles, européennes ou nationales, relatives à l’homologation des véhicules", ajoutant que "les véhicules Renault ne sont pas équipés de logiciels de fraude aux dispositifs de dépollution."

Après la révélation de ces soupçons de tromperie, l'action de Renault a perdu ce matin près de 2,7% à 83,04 euros à la bourse de Paris, alors que l'indice européen au secteur automobile est pratiquement inchangé (+0,04%).

Vers 9h30 (heure française), il s'agissait de la plus forte baisse du CAC 40, qui progressait pourtant au même moment de 0,1%.

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Après l'éclatement du scandale du trucage des émissions polluantes de véhicules à moteur diesel construits par Volkswagen à l'automne 2015, le gouvernement français a demandé à la DGCCRF d'enquêter sur les émissions en conditions réelles de conduite de toutes les marques commercialisées en France, dont Renault.

Le parquet de Paris a ouvert en janvier dernier une information judiciaire contre Renault concernant une éventuelle tromperie sur les émissions polluantes de ses véhicules diesel.

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