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Renault plonge à nouveau en bourse après les soupçons de fraude sur ses moteurs diesel

Renault plonge à nouveau en bourse après les soupçons de fraude sur ses moteurs diesel
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L'action de Renault a plongé à nouveau ce jeudi 16 mars 2017, en raison du scandale de soupçons de fraude sur ses moteurs diesel.

A la bourse de Paris, le titre avait perdu plus de 6% à 77,18 euros un peu avant 10 heures du matin.

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Hier, le titre avait déjà plongé après les révélations de Libération et clôturé en baisse de 3,67%, lanterne rouge du CAC40.

Citant le procès-verbal rédigé en novembre 2016 par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), Libération a affirmé hier que Renault est soupçonné d'avoir installé un logiciel de trucage pour fausser les résultats des tests antipollution de ses moteurs diesel.

Des écarts importants entre les performances de certains moteurs Renault au moment de leur homologation en laboratoire et leur utilisation en conditions réelles ont été observés, selon le rapport.

Le document de 39 pages transmis au Parquet et consulté par Libération conclut ainsi que:

"Ces résultats permettent de soupçonner l'installation d'un dispositif frauduleux qui modifie spécifiquement le fonctionnement du moteur pour en réduire les émissions de NOx (Oxydes d'azote) dans des conditions spécifiques du test d'homologation, afin que les émissions respectent les limites réglementaires."

Près de 900.000 véhicules Renault — dont notamment le Renault Captur (norme Euro 6) et la Clio IV (Euro 5) — seraient concernés, ce qui représente 16,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires pour le constructeur automobile.

La répression des fraudes estime par ailleurs que Carlos Ghosn, PDG de Renault, devrait être tenu responsable de ce scandale de fraude, a déclaré mercredi 15 mars 2017 à Reuters une source judiciaire.

Après l'éclatement du scandale du trucage des émissions polluantes de véhicules à moteur diesel construits par Volkswagen à l'automne 2015, le gouvernement français a demandé à la DGCCRF d'enquêter sur les émissions en conditions réelles de conduite de toutes les marques commercialisées en France, dont Renault.

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