Renseigner son âge sera obligatoire pour s'inscrire sur Instagram, mais rien n'empêchera de mentir

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Le fonctionnement d'Instagram continue d'évoluer. Alors que le réseau social a récemment étendu à l'international son test de dissimulation des "likes" afin de diminuer la pression sociale sur ses utilisateurs, la firme souhaite désormais protéger les plus jeunes. D'après un communiqué, publié mercredi 4 décembre, Instagram va prochainement demander aux personnes désireuses de rejoindre son réseau d'indiquer leur âge lors de la création d'un compte. Un moyen d'empêcher les enfants de moins de 13 ans de s'inscrire sur l'application de photos et vidéos de Facebook. Cette nouvelle politique "va nous aider à assurer la sécurité des jeunes utilisateurs et à faciliter une expérience plus appropriée en termes d'âge", a déclaré la filiale californienne. 

L'application s'aligne ainsi sur Facebook, Snapchat et TikTok, qui requièrent aussi la date d'anniversaire lors d'une nouvelle inscription. Mais Instagram ne mentionne pas les enfants qui se trouvent déjà potentiellement parmi les centaines de millions de membres du réseau. Elle n'évoque pas non plus de processus de vérification de l'âge ou de l'identité, comme il en existe sur d'autres applications sensibles. Il reste donc a priori possible d'entrer une fausse date de naissance.

L'information n'apparaîtra pas sur le profil. Si un utilisateur a lié ses comptes Facebook et Instagram, la date donnée au géant des réseaux sociaux sera automatiquement communiquée à la plateforme. Instagram a prévu de se servir de cette donnée supplémentaire pour "personnaliser l'expérience", avec des programmes éducatifs à destination des jeunes sur les paramètres de protection de la vie privée.

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Les réseaux sociaux sont accusés de ne pas en faire assez pour protéger les plus jeunes

L'application renforce en outre la confidentialité des messages, en permettant aux utilisateurs de choisir qui peut les ajouter à des groupes de discussion (n'importe qui ou seulement les contacts qu'ils ont ajoutés à leur liste de personnes suivies). Instagram — à l'instar des autres réseaux plébiscités par les jeunes, tels que Snapchat, TikTok ou YouTube — se voit régulièrement reprocher de ne pas suffisamment protéger les enfants des prédateurs en ligne, ou, plus généralement, des risques psychologiques liés à la fréquentation de ces plateformes (comparaison aux autres, harcèlement...).

Instagram a ainsi récemment durci sa réglementation pour lutter contre la circulation de contenus susceptibles d'encourager le suicide ou l'automutilation. L'application a décidé d'interdire les photos, puis les dessins et illustrations sur le sujet après qu'un père l'eut accusé d'avoir une responsabilité dans le suicide de sa fille de 14 ans. L'adolescente avait, selon lui, consulté beaucoup de contenus relatifs à la question.

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