La nouvelle responsable de la protection planétaire de la NASA dit qu'elle ne veut pas 'd'autre Roadster rouge, là haut, en orbite'

La dernière photo de "Starman", dans la Tesla Roadster rouge de Elon Musk, alors qu'elle vole en orbite vers Mars. Un croissant terrestre est visible derrière lui. Elon Musk/SpaceX via Instagram

  • La NASA a un nouvel officier de la protection planétaire: l'astrobiologiste Lisa Pratt.
  • Elle est en charge de protéger la Terre d'invasion extraterrestre et le système solaire des déchets terrestres.
  • Protéger la Terre des extraterrestres n'a rien à voir avec les "petits hommes verts". Il s'agit plutôt de s'assurer que les microbes étrangers ne contaminent pas notre planète. 
  • Pratt a pour politique de "ne laisser aucune trace" lorsqu'il s'agit du système solaire. Elle ne se réjouit pas à l'idée de savoir qu'une voiture de sport rouge flotte sans trajectoire dans l'espace. 

Il y a quelqu'un à la NASA qui doit s'assurer que des aliens n'envahissent pas la planète Terre. 

C'est une tâche si noble que lorsque le poste d' "officier de la protection planétaire" est devenu vacant l'an dernier, la nouvelle a fait beaucoup de buzz. 

Cette offre d'emploi interplanétaire a même attiré l'œil d'un jeune garçon âgé de 9 ans, Jack Davis, qui a écrit une lettre de motivation manuscrite à l'agence spatiale, demandant à pourvoir le poste.

"Je suis jeune, je peux donc apprendre à penser comme un extraterrestre", raisonne le jeune garçon, dans sa lettre manuscrite d'une page. 

En dépit de son enthousiasme, Davis n'a pas eu le poste au salaire à six chiffres (un salaire annuel qui varie entre 124.406 à 187.000 dollars). C'est une astrobiologiste plus expérimentée, Lisa Pratt, qui occupe le poste d'officier de la protection planétaire, depuis le début du mois. 

Pratt se dit préoccupée par comment chercher, de manière "sûre et éthique", une forme de vie sur Mars, sans tuer accidentellement une vie extraterrestre qui pourrait s'y trouver. 

Ne jetez pas vos déchets terrestres sur Mars

Pratt n'est pas impressionnée par ce qu'Elon Musk a fait plus tôt ce mois-ci, en envoyant l'une de ses voitures de sport, une Tesla Roadster rouge, dans l'espace, grâce à sa fusée réutilisable, Falcon Heavy, qu'il teste. 

Avec des sociétés commerciales comme SpaceX comme soutien financier pour explorer le système solaire, Pratt veut s'assurer que cela soit fait d'une manière durable, tout en contribuant à garder le système solaire propre

"Nous devons trouver comment collaborer main dans la main, comment évoluer avec une posture collaborative sans avoir une autre Roadster rouge là-haut en orbite", a-t-elle lâché en passant à des scientifiques de la NASA, rapporte Space News

La notion de vie extraterrestre n'est pas seulement quelque chose qui intéresse un enfant de 9 ans — des scientifiques comme Pratt sont également intrigués par l'idée que de la vie puisse se cacher sur Mars. 

"J'espère grandement que nous rencontrerons de la vie dans notre système solaire", a t-elle dit. 

Il y a peut-être toujours de la vie sur Mars, et Pratt ne veut pas qu'on l'élimine

Lisa Pratt Anna Powell Teeter/Indiana University

Pratt avait l'habitude d'observer la vie dans des lieux aux conditions difficiles. Cette professeure émérite de l'Université de l'Indiana a étudié comment les micro-organismes s'adaptaient au froid ou à la chaleur extrême, pendant plus de trois décennies. 

Elle s'est rendue dans des mines d'or actives en Afrique du Sud, afin de découvrir ce qui se passait dans les eaux très chaudes qui s'écoulent dans les profondeurs de la Terre. Elle s'est également aventurée dans les mines froides et glaciales de l'Arctique canadien, afin de voir comment la vie survivait sous la glace et la neige. C'est maintenant la planète Mars qu'elle a en ligne de mire, où les températures hivernales peuvent dépasser les -140°C. 

Pratt veut s'assurer qu'en découvrant davantage de choses sur des planètes comme Mars, nous ne jetions pas une tonne de déchets terrestres dans l'espace. En 2020, un rover de la NASA devrait être envoyé pour collecter des échantillons sur la planète rouge. Et ce sera son job de s'assurer que la mission ne ternisse pas le sol martien. 

Elle dit qu'un seul dépôt terrestre pourrait ruiner nos chances d'un futur humain sur Mars. 

Il y a des chances pour que nous "apportions des particules ou des spores intacts d'organismes terrestres sur Mars, et que nous inoculions, par inadvertance, une planète habitable", a-t-elle dit dans une vidéo, plus tôt dans le mois. 

"Mars est relativement propre, alors essayons de trouver des réponses avant de changer ses conditions pour toujours", préconise-t-elle. 

Version originale: Hilary Brueck/Business Insider

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