Les marques Sandro, Maje, Claudie Pierlot ont esquivé les difficultés de leurs concurrentes en 2016 parce qu'elles ont prêté attention à ce que fait Zara

Une boutique Sandro à Paris. REUTERS/Charles Platiau

Le groupe de prêt-à-porter Sandro, Maje, Claudie Pierlot (SMCP) a signé des résultats en forte hausse en 2016.

Propriété du groupe chinois Shandong Ruyi depuis avril 2016, SMCP a vu ses ventes grimper de 16,4% à 786 millions d'euros l'an dernier. A magasins comparables, la hausse ressort à +7,1%, un léger ralentissement de la croissance comparé à 2015, où les ventes avaient progressé de 11% en comparable.

L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) a bondi de 22% à 130 millions d'euros, pour une marge de 16,5%.

En France, qui représente 46% de son chiffres d'affaires (46%), SMCP affiche une croissance de 9% en données publiées, pour un réseau quasiment stabilisé de 450 magasins. Le marché français de la mode a reculé de 2,6%.

"Nous avons réalisé une très belle année, avec des ventes en données comparables qui progressent encore fortement", a déclaré à Reuters Daniel Lalonde, président de SMCP, évoquant le succès de collections "tendances et de qualité".

SMCP, qui a presque doublé de taille en trois ans, ambitionne de devenir un leader mondial du luxe dit "accessible" grâce notamment à son développement en Asie où il mise sur l'essor des classes moyennes chinoises. "Nos marques incarnent un chic parisien, désirable et accessible qui séduit la clientèle chinoise", a précisé Daniel Lalonde.

Les performances de SMCP contrastent avec les difficultés de certaines marques du luxe accessible comme l'américaine Michael Kors, dont les ventes souffrent aux Etats-Unis.

Pour réussir, SMCP adopte les codes du luxe (magasins soignés, boutiques proches des grandes marques) et des méthodes de production inspirées des géants de la grande diffusion comme Zara ou H&M, avec des cycles courts de développement de produits.

Zara et H&M misent sur la nouveauté permanente pour attirer et stimuler l'intérêt des jeunes consommateurs. La filiale d'Inditex utilise notamment l'analyse de données pour ajuster rapidement ses stocks et son offre aux demandes de ses clients.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Les jeunes attendent une seule chose d'un distributeur — et c'est ce qui permet à Zara d'écraser sa concurrence

VIDEO: Pourquoi les capes des matadors sont rouges