Les résultats de Microsoft dépassent les attentes de Wall Street — mais les ventes d'Azure déçoivent

Satya Nadella, DG de Microsoft. Getty Images

  • Les résultats financiers de Microsoft pour le premier trimestre, publiés mercredi, ont dépassé les attentes des analystes.
  • L'entreprise a connu une forte croissance grâce à plusieurs de ses activités et produits, y compris les jeux vidéo.
  • Azure, son service d'informatique dans les nuages, a progressé de 76 % sur la période.
  • Bien qu'impressionnant, ce taux est le plus faible depuis au moins deux ans et représente une baisse importante par rapport au rythme du quatrième trimestre de l'entreprise.

Microsoft a publié mercredi les résultats pour le premier trimestre de son exercice fiscal décalé et ils ont dépassé les attentes de Wall Street, malgré un ralentissement marqué de la croissance des ventes de son service de cloud Azure.

L'entreprise a aussi présenté des projections qui étaient, pour l'essentiel, alignées sur les attentes des analystes.

Les résultats de la société ont été portés par la croissance à deux chiffres de plusieurs de ses produits de base, dont sa suite logicielle Office 365, LinkedIn et sa division de jeux. Les ventes de jeux de l'entreprise, par exemple, ont augmenté de 44 % par rapport à la même période l'an dernier.

En effet, toutes les parties majeures de l'activité de l'entreprise ont affiché des ventes supérieures aux attentes de Wall Street, a déclaré Daniel Ives, un analyste financier qui couvre Microsoft pour Wedbush.

Les analystes ont d'abord salué l'annonce, faisant gagner 5% à l'action Microsoft dans les échanges après-Bourse, avant de tempérer leur enthousiasme. Par la suite, le titre a gagné 1,88 $, ou 1,8 %, pour s'établir à 104,20 $.

Voici ce que Microsoft a publié pour la période:

  • Revenus du T1: 29,1 milliards $, en hausse de 19 % par rapport à l'exercice précédent et supérieurs aux prévisions moyennes des analystes de 27,92 milliards $.
  • Bénéfice par action du T1: $1.14. Wall Street s'attendait à 0,95 $ l'action. Au premier trimestre de l'exercice précédent, la compagnie a gagné 0,84 $ l'action.
  • Chiffre d'affaires du T2 (perspectives) : Entre 31,9 et 32,7 milliards de dollars. Avant la publication des résultats de la société, les analystes anticipaoent des ventes de 32,26 milliards de dollars. Au cours du trimestre des Fêtes de l'an dernier, Microsoft a réalisé un chiffre d'affaires de 25,83 milliards de dollars.
  • BPA du T2: Microsoft n'a pas donné d'indications précises sur les bénéfices. Mais ses prévisions de revenus et de dépenses impliquent des bénéfices d'environ 1,02 $ à 1,14 $ l'action, en supposant que le nombre de ses actions demeure le même et que son taux d'imposition effectif est d'environ 18 %. Wall Street anticipait auparavant un bénéfice par action de 1,07 $. Au deuxième trimestre de l'année dernière, Microsoft a perdu 0,82 $ l'action en raison d'une charge de 13,8 milliards de dollars liée à la nouvelle loi fiscale fédérale.

L'action de la société a clôturé à 102,32 $, en baisse de 5,78 $ ou 5,4 %.

Dans l'ensemble, les résultats de Microsoft sont solides, mais la croissance d'Azure  ralentit

Les trois principaux secteurs d'activité de Microsoft ont affiché une croissance à deux chiffres de leurs chiffres d'affaires au cours du trimestre.

Son activité "intelligent coud", qui comprend Azure, a donné le ton avec une croissance de 23,8% par rapport au trimestre correspondant de l'année précédente. Sa division "productivity and business processes", qui comprend ses produits Office, a progressé à un rythme de 18,6 %. Et son groupe "more personal computing", qui comprend Windows et le jeu vidéo, a vu ses recettes progresser de 14,6 %.

Parmi les produits qui ont contribué à ces résultats, citons la version commerciale d'Office 365, dont les ventes ont augmenté de 36 %, LinkedIn, qui a progressé de 33 %, et les logiciels et services Xbox, en hausse de 36 %.

Bien que les résultats globaux de l'entreprise aient dépassé les attentes, ils comprenaient certaines déceptions. Plus particulièrement, les produits d'exploitation tirés du service de cloud Azure ont augmenté à un taux annuel de 76 %. Cela peut sembler anodin, mais il s'agit d'un ralentissement important par rapport au rythme de 89 % enregistré au quatrième trimestre de l'entreprise et inférieur à ce que de nombreux analystes avaient prévu. Il s'agit également du taux de croissance le plus faible pour Azure depuis au moins deux ans.

Toutefois, ce rythme était conforme aux attentes de Microsoft, a rappelé Mike Spencer, directeur général des relations avec les investisseurs de l'entreprise, à Business Insider. Il avait prévu que la croissance d'Azure ralentirait, et que le ralentissement est dû à la loi des grands nombres, pas à des problèmes avec l'entreprise, dit-il.

Les produits cloud et serveurs de la société, dont Azure fait partie, ont progressé à un rythme annuel de 28 % au cours du trimestre, a-t-il noté.

"Nous sommes satisfaits" de cette croissance, a-t-il dit.

Microsoft a également connu un ralentissement significatif des revenus de sa gamme de produits Dynamics 365, qui représente les versions cloud de ses logiciels de gestion de la relation client et de planification des ressources de l'entreprise. Cette activité a progressé de 51% au premier trimestre, contre 61% au quatrième trimestre.

Comme pour sa suite logicielle Office, Microsoft tente de faire passer les clients qui avaient acheté des licences périodiques pour son logiciel Dynamics vers les nouvelles versions cloud, qu'elle propose sous forme d'abonnement. Ainsi, même si l'activité Dynamics 365 est en pleine croissance, son activité traditionnelle Dynamics se contracte.

Au total, si l'on inclut les versions traditionnelles non cloud de Microsoft de ses produits Dynamic, son activité Dynamics a progressé à un taux annuel de 20 %.

C'est "un chiffre très fort", dit Spencer.

Version originale: Troy Wolverton/Business Insider

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Les 25 startups de fintech les plus innovantes dans le monde

Une chercheuse en astronomie explique comment un seul débris spatial pourrait bouleverser notre quotidien