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Rien ne prouve que les températures estivales freineront le coronavirus

Rien ne prouve que les températures estivales freineront le coronavirus
Les études sur l'impact des températures sur la propagation du coronavirus s'appuient sur des données trop faibles. © Oscar Nord/Unsplash

Le printemps aurait pu apporter l'espoir d'un retour à la normale dans l'hémisphère nord... Mais les scientifiques ne pensent pas qu'il faille parier que le temps chaud suffira à lui seul à empêcher le coronavirus de se propager à une vitesse alarmante. Plusieurs études ont été menées sur la façon dont un changement de température pourrait affecter le coronavirus. Cependant, les résultats sont contradictoires et limités par la faiblesse des données, selon un rapport publié par les Académies américaines des sciences, de l'ingénierie et de la médecine.

"On ne doit pas supposer que nous allons être sauvés par un changement de climat", a déclaré jeudi Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses, sur Good Morning America. "Vous devez supposer que le virus va continuer à faire son travail." Dans le passé, d'autres coronavirus ainsi que la grippe n'ont pas survécu à des températures chaudes, mais pour l'instant il n'y a aucune preuve que le Covid-19 réagira de la même manière.

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Certaines études ont montré qu'une augmentation de la température ou de l'humidité entraînait une baisse de la transmission du virus. Néanmoins, les données sur lesquelles elles se sont basées n'étaient pas sans défauts, selon le rapport des Académies américaines.

L'Australie et l'Iran 'connaissent une propagation rapide du virus'

Une des premières études menées dans la province chinoise du Hubei a suggéré que pour chaque augmentation d'un degré Celsius de la température atmosphérique à des niveaux d'humidité relativement élevés, les cas quotidiens confirmés diminuaient de 36 à 57%, mais les résultats n'ont pas tenu la route dans toute la Chine continentale.

Une autre étude a révélé que 90% de la transmission mondiale jusqu'au 22 mars s'est produite lorsque les températures étaient de 3 à 17 degrés Celsius. Cette étude, cependant, n'a pas pris en compte des variables telles que les capacités de test d'un pays ou les réponses politiques.

"Certaines données soutiennent une diminution potentielle des cas lors de saisons plus chaudes et plus humides, mais elles sont toutes très limitées", indique le rapport. "Étant donné que les pays qui connaissent actuellement un climat 'estival', comme l'Australie et l'Iran, connaissent une propagation rapide du virus, il ne faut pas supposer une diminution des cas avec une augmentation de l'humidité et de la température ailleurs."

Version originale : Haven Orecchio-Egresitz/Business Insider

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