Christine Lagarde, la présidente du Fonds monétaire international (FMI), à Pékin, le 6 novembre 2018. REUTERS/Thomas Peter

Dix ans après la faillite de la banque américaine Lehman Brothers, de nombreux observateurs pointent les risques qui pourraient entraîner une nouvelle crise financière mondiale. 

Pour la présidente du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, les banques ne sont plus le principal sujet de préoccupation. 

"Les centres des risques ne sont plus les mêmes qu'en 2007. Le secteur bancaire est relativement sécurisé et les risques se sont déplacés à la périphérie du système", estime-t-elle dans une interview accordée au journal Les Echos.

Au sein de l'Union européenne, les banques ont toutes passé avec succès les tests de résistance de l'Autorité bancaire européenne, réalisés pour voir comment leurs fonds propres réagiraient en cas de scénario macroéconomique extrême. Même si certains établissements restent fragiles et les investisseurs vigilants sur les banques italiennes, secouées par l'arrivée au pouvoir à Rome d'une coalition remettant en cause les règles budgétaires européennes.

Christine Lagarde pointe toutefois un autre risque: celui que font peser sur l'économie mondiale les dettes colossales accumulées par les Etats et les entreprises.

"L'endettement global, acteurs publics et privés confondus, a continué d'augmenter. Il représente aujourd'hui 220% du PIB mondial, en hausse de 60% en 10 ans, soit 182.000 milliards de dollars de dettes."

Elle souligne de plus le manque de leviers pour remédier à cette situation d'endettement dans certains Etats.

"Par ailleurs, 40 % des pays à bas revenus sont en situation inquiétante sur leur niveau de dettes. Or, on le sait, il n'y a que quatre moyens d'alléger l'endettement: l'inflation, la croissance qui permet de réduire les déficits, l'ajustement budgétaire et... la restructuration!"

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