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Le Royaume-Uni et l'Australie accusent la Russie d'avoir dirigé des cyberattaques à travers le monde pour 'nuire et interférer dans les élections d'autres pays'

Le Royaume-Uni et l'Australie accusent la Russie d'avoir dirigé des cyberattaques à travers le monde pour 'nuire et interférer dans les élections d'autres pays'
© REUTERS/ITAR-TASS/PRESIDENTIAL PRESS SERVICE

La Russie est à nouveau sur le banc des accusés pour une série de cyberattaques mondiales.

Le Royaume-Uni — rejoint par l'Australie — vient d'accuser le pays dirigé par Vladimir Poutine d'être derrière des cyberattaques contre des institutions politiques et sportives, des entreprises et des médias à travers le monde.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe a réfuté ces accusations en les qualifiant de "cocktail parfumé diabolique" venant d'une personne "ayant une imagination débordante".

Dans un rapport basé sur les travaux du Centre national de sécurité informatique britannique (NCSC), le Royaume-Uni affirme que le GRU — les services de renseignement militaire russes — a dirigé des opérations menées "au hasard et sans foi ni loi", qui auraient "affecté des citoyens dans de nombreux pays, dont la Russie", et aurait "coûté des millions de livres aux économies nationales".

Jeremy Hunt, le ministre britannique des Affaires étrangères, a déclaré:

"Les actions du GRU sont irresponsables et systématiques: ils essaient de nuire et d'interférer dans les élections d'autres pays. Ce type de comportement démontre leur volonté d'agir sans respecter le droit international ou les normes établies, et ils le font avec un sentiment d'impunité."

Le gouvernement britannique impute plusieurs attaques au GRU, dont:

  • la cyberattaque contre le Parti démocrate aux Etats-Unis, avant le scandale de l'ingérence russe dans la présidentielle américaine de 2016,
  • le piratage de la base de données de l'Agence mondiale antidopage, qui avait causé la fuite de documents confidentiels,
  • ou encore l'attaque informatique contre l'aéroport d'Odessa en Ukraine.

Par ailleurs les Pays-Bas ont affirmé avoir déjoué une tentative de piratage russe de l'Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) en avril dernier. A l'époque, l'organisme enquêtait sur le poison utilisé pour attaquer un ex-agent au Royaume-Uni et les armes chimiques qui auraient été utilisées en Syrie par le président Bachar el-Assad, allié des Russes.

Le GRU dispose d'agents à travers le monde et rend compte directement à l'état-major du ministère russe de la Défense. Il est connu pour avoir notamment joué un rôle important dans l'annexion de la Crimée en 2014 et a été récemment accusé par Theresa May d'avoir mené la tentative d'assassinat contre l'ancien agent double russe Sergueï Skripal.

Business Insider
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