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Un distributeur français de produits pétroliers plonge en Bourse alors qu’il subit les sanctions américaines contre l’Iran

Un distributeur français de produits pétroliers plonge en Bourse alors qu’il subit les sanctions américaines contre l’Iran
© REUTERS/Cathal Mcnaughton

Les sanctions américaines à l'égard de l'Iran ont un impact direct sur l'activité de certaines entreprises étrangères, désormais interdites de faire des affaires avec la République islamique.

Les sociétés du secteur pétrolier sont notamment touchées. Le groupe Rubis, spécialisé dans le stockage et la distribution de produits pétroliers, a ainsi dû se désengager du pays et "dénouer des partenariats régionaux", avec l'Inde notamment, précise la direction dans un communiqué.

Ces désinvestissements entraînent des charges qui ont pesé sur le résultat net part du groupe, en baisse de 7% au premier semestre, à 129 millions d'euros.

A la Bourse de Paris, le titre Rubis est sévèrement sanctionné. Il chute de 8,33% à 11h18, jeudi 13 septembre, et entraîne dans son sillage les autres valeurs parapétrolières, comme TechnipFMC, en repli de -2,25% à midi, et CGG (-1,76%).

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En outre, Rubis subit des difficultés persistantes dans sa branche "Terminal", qui correspond à ses activités de stockage de produits liquides. Ses recettes liées au pétrole ont diminué de 8% en France, et elles ont surtout dégringolé de 60% en Turquie. La société fait face à une forte baisse des flux pétroliers en provenance du Kurdistan irakien, en raison des tensions géopolitiques régionales.

Le résultat opérationnel courant de la division "Terminal" a chuté de 34% sur les six premiers mois de l'année, dont 86% en Turquie et 13% en France.

Pour l'ensemble de ses métiers, le résultat opérationnel de Rubis ressort stable (+1%) à périmètre constant, tandis que son chiffre d'affaires a progressé de 21%, à 2,4 milliards d'euros, au premier semestre.

"À l'exception de la Turquie, l'activité opérationnelle devrait poursuivre sa progression sur le second semestre", indique la direction. Pas suffisant pour rassurer les investisseurs à la Bourse de Paris.

Business Insider