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Une explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg fait plusieurs morts

Une explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg fait plusieurs morts
© ... tion de métro Sennaya Ploshchad à Saint-Pétersbourg, où une explosion explosions, a eu lieu, le 3 avril 2017. < a href ="http://mediaexpress.reuters.com/detail/?id=tag%3Areuters.com%2C2017%3Anewsml_RC1780987080%3A1530383781">REUTERS/Anton Vaganov

Neuf personnes au moins ont été tuées et plusieurs dizaines d'autres blessées dans une explosion qui s'est produite lundi dans le métro de Saint-Pétersbourg, rapportent les autorités qui ont ouvert une enquête criminelle en relation avec une entreprise terroriste.

La déflagration s'est produite à bord d'une rame qui circulait entre les stations Sennaïa Plochtchad et Tekhnologichesky Institut (Institut technologique). Dans un premier temps, des sources proches des services de secours locaux avaient évoqué deux explosions dans deux rames distinctes.

L'agence Interfax, qui cite une source non identifiée, indique que l'exploitation des images de vidéosurveillance a révélé que l'explosion avait été provoquée par une bombe dissimulée dans une valise. Un suspect a été filmé par les caméras de surveillance, ajoute Interfax.

Le site d'information locale Fontanka a diffusé une photographie de lui obtenue auprès de la police. Il s'agit d'un homme barbu d'âge mûr portant un chapeau noir. Le site précise qu'il est entré dans le métro à la station Petrogradskaïa, à trois arrêts au nord de Sennaïa Plochtchad, une vingtaine de minutes avant l'explosion.

Un engin explosif a par ailleurs été découvert et neutralisé dans une autre station de métro de la ville, ajoute la Commission nationale antiterroriste dans un communiqué.

L'explosion s'est produite vers 14h40 (11h40 GMT), une heure où le métro n'est pas trop fréquenté. Le bilan n'est pas encore certain. La Commission nationale antiterroriste a fait état de neuf morts et 20 blessés, le ministère de la Santé avance dix morts et 47 blessés.

Des ambulances et des véhicules de pompiers ont aussitôt afflué aux abords de la station Sennaïa Plochtchad, survolée par un hélicoptère.

Le président russe Vladimir Poutine, qui se trouvait lundi à Saint-Pétersbourg pour une rencontre avec son homologue biélorusse Alexander Loukachenko, a déclaré en début d'après-midi que les circonstances du drame n'avaient pas encore été clairement établies. Toutes les hypothèses, y compris la piste terroriste, sont examinées.

"Les circonstances ne sont pas claires, c'est trop tôt. Nous examinons toutes les causes possibles, le terrorisme aussi bien qu'un crime de droit commun", a-t-il dit après s'être entretenu avec les chefs des services de sécurité.

Une enquête criminelle en relation avec des faits de terrorisme a été ouverte par le comité d'enquête fédérale qui précise cependant que toutes les pistes sont vérifiées par les enquêteurs.

La totalité des stations de métro de Saint-Pétersbourg ont été fermées, rapporte Interfax citant l'opérateur du réseau. A Moscou, des mesures de sécurité supplémentaires ont été prises pour protéger le réseau de transport souterrain.

Le site d'information Life News, premier à faire état de l'explosion, a diffusé des images de blessés allongés sur un quai ainsi que de la porte éventrée d'un wagon du métro. De nombreux passagers ont été touchés par des éclats de verre et de métal.

Des vidéos montrent des passagers allongés au sol recevant les premiers soins, d'autres fuyant les quais obscurcis par une épaisse fumée.

Les services russes sont depuis plusieurs mois en état d'alerte renforcée.

La Russie, qui soutient diplomatiquement et militairement le régime de Bachar al Assad, a été spécifiquement visée par des menaces de l'organisation Etat islamique (EI) et les autorités redoutent le retour de combattants tchétchènes partis faire le djihad en Syrie.

Ces derniers années, la Russie a été la cible d'attaques menées par des militants tchétchènes.

En mars 2010, le métro de Moscou avait été frappé par deux femmes kamikazes qui avaient tué au moins 38 personnes en déclenchant leurs ceintures d'explosifs au milieu des passagers de deux rames.

L'année précédente, en novembre, un attentat à la bombe revendiqué par les rebelles tchétchènes faisait dérailler le train express Moscou-Saint-Pétersbourg, provoquant la mort de 26 personnes.

En septembre 2004, l'assaut donné contre un commando islamiste retenant des otages dont des enfants dans une école de Beslan, en Ossétie du Nord, avait fait plus de 330 morts. Deux ans plus tôt, en octobre 2002, une précédente prise d'otages dans le théâtre moscovite de la Doubrovka s'était soldée par la mort de 129 otages et 41 combattants tchétchènes.

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