De plus en plus de salariés dans le secteur des banques redoutent de se faire remplacer par des robots

REUTERS/Paul Hanna

Le secteur des banques vit une période tourmentée entre le Brexit, divers plans de restructuration (délocalisation, fermeture d'agences, réduction d'effectifs...) et l'automatisation de certaines tâches.

Une étude universitaire commandée par le Syndicat national de la banque (SNB), publiée ce mardi 6 juin 2017, révèle que 37% des employés du secteur se déclarent d'accord avec le constat "ma sécurité d'emploi est menacée".

Un pourcentage en hausse par rapport à 2014 (28,9%) et à 2011 (23,1%).

Lors de la présentation de cette enquête, Régis Dos Santos, président du SNB, a déclaré: 

"C'est une peur très rationnelle. Oui, il va y avoir moins d'agences, oui le digital va continuer à monter en puissance."

Après avoir appelé à un vaste plan de formation pour faire face à la digitalisation — qui se traduit entre autres par la robotisation de certaines tâches effectuées par les salariés mais aussi par l'apparition de nouveaux concurrents des fintechs dans le secteur — il a ajouté: 

"On n'a pas envie que les banques connaissent ce que les taxis ont connu avec Uber ou les hôteliers avec Airbnb. Donc il faut que les banques prennent de l'avance pour éviter de se faire manger."

Interrogé par nos confrères du Monde Informatique sur la question de l'émergence de l'intelligence artificielle (IA) dans le secteur des banques, le président du SNB avait affirmé qu'une "rupture digitale brutale va bientôt arriver", car Watson [la technologie de machine learning développée par IBM] par exemple, n'est pas qu'un simple assistant, il va monter en puissance, aller chercher seul l'information, la rapporter au conseiller clientèle".

Déjà, le bureau de négociation des actions au siège de Goldman Sachs à New York est passé de 600 traders à deux seulement aujourd'hui. Les autres ont été remplacés par des algorithmes maintenus par 200 ingénieurs informatiques.

80% des entreprises qui sont en train d'adopter l'IA pour remplacer certaines fonctions occupées par des humains ont toutefois promis de garder et former à nouveau leurs employés, selon un rapport de l'entreprise tech et de conseil Infosys publiée début 2017. 

Pour réaliser l'édition 2017 de son étude, le SNB a interrogé 6736 personnes du secteur des banques.

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