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Sean Rad. Business Insider

Sean Rad, le controversé directeur général de l'application de rencontres Tinder, quitte son poste... encore.

C'est la deuxième fois que Sean Rad fait cela dans la de la société qu'il a cofondée il y a quatre ans. Mais il ne s'en va pas pour autant.

Le poste de directeur général reviendra à Greg Blatt, qui est également le directeur général de Match Group, la maison mère de Tinder.

Sean Rad, lui, conserve son poste de président de Tinder et continuera à piloter la stratégie.

Il va également diriger une nouvelle filiale au sein de Match Group, appelée Swipe Ventures, qui se concentrera sur les acquisitions pour Tinder, a précisé Sean Rad à Business Insider US.

"Afin de faire grandir l'entreprise, ou tout du moins dans un domaine où je peux apporter une valeur ajoutée... je vais examiner les sociétés qui pourraient nous permettre d'élargir notre empreinte", a déclaré Sean Rad jeudi dernier. "J'ai commencé à me lancer sur cette voie et j'ai rapidement réalisé que je n'avais pas assez de temps pour tout faire."

En mars, Tinder a acquis Humin, une application qui aide les gens à gérer leurs contacts.

Sean Rad a cité Google, Facebook et Snapachat comme des exemples d'entreprises où des acquisitions pertinentes ont été de vrais relais de croissance. C'est ce qu'il espère faire avec Tinder, disposant d'une mission étendue pour acheter des sociétés qui peuvent aider Tinder à réaliser son objectif "d'éliminer les tensions en connectant de nouvelles personnes."

Se donner une nouvelle image

Pour Sean Rad, sa réputation n'est pas une cause de son départ. Ces dernières années, il a régulièrement été la cible d'articles de presse plutôt négatifs.

La dernière fois qu'il a quitté son poste de directeur général, en 2015, une procédure judiciaire pour harcèlement sexuel était en cours contre Tinder, déposée par l'ancienne cofondatrice évincée Whitney Wolfe. Pour certains initiés, Sean Rad en était en partie responsable.

Juste avant que Match Group lance son introduction en Bourse en novembre dernier, Sean Rad a donné une interview désastreuse au Evening Standard, dans laquelle il parla autant de "sodomie" que de "sapiosexuel" (être excité par l'intelligence de quelqu'un, ndlr) ou qu'un célèbre mannequin lui ait demandé de coucher avec lui. Match Group a déposé une note auprès de l'autorité des marchés financiers (SEC) à propos de cette interview.

"L'entreprise va follement bien", a répondu Sean Rad quand on l'a interrogé sur le fait que cette période avant l'IPO pouvait être un facteur négatif. "Plusieurs choses que nous avons accompli l'an dernier sont stupéfiantes, particulièrement si vous faites une étude de marché par rapport au reste du secteur. Tout est positif. C'est le résultat de notre succès, pas des quelques problèmes que nous avons. Il s'agit juste pour moi de prendre du recul et de faire grandir la société d'une autre manière. Nous avons doublé de taille, plus que doublé dans certains départements... Les choses vont follement bien. Je suis fier de ce que nous avons fait."

Sean Rad a été le moteur du développement du produit et de la stratégie de Tinder, et a aidé la société à devenir l'application de rencontres la plus influente dans le paysage actuel.

Mais Tinder ne peut pas se reposer sur ses lauriers, et Sean Rad pense que la société doit voir plus loin pour ouvrir le prochain chapitre.

"J'ai une conviction : il va y avoir différents changements significatifs dans les plateformes, des changements qui vont réellement bouleverser le marché, de la réalité augmentée à l'intelligence artificielle", souligna Sean Rad. Selon lui, il y a plus d'idées qui gravitent autour de Tinder que de temps disponible pour en profiter.

Prochaine étape donc, une fusion ou une acquisition.

Version originale : Nathan McAlone/Business Insider

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