Le DG de Volkswagen Matthias Mueller. REUTERS/Fabian Bimmer

Le DG de Volkswagen Matthias Mueller. REUTERS/Fabian Bimmer

Le secteur automobile n'en finit pas de payer pour le scandale du "dieselgate". Beaucoup de constructeurs sont toujours sous le soupçon d'avoir triché aux tests pour mettre sur le marché des véhicules polluants.

En France, la Répression des fraudes (DGCCRF) a récemment saisi la justice pour clarifier le cas de Renault. Jusqu'ici, seul le cas de Volkswagen était aux mains de la justice française.

La ministre française de l'Environnement, Ségolène Royal, vient d'expliquer quelles pourraient être les conséquences.  Interrogée par la commission d'enquête du Parlement européen sur le scandale Volkswagen, elle indique envisager un retrait pur et simple des modèles incriminés : 

"Nous allons demander aux services de répression des fraudes et à la justice de nous communiquer les éléments qui nous permettront de voir s'il faut procéder à des retraits de mise sur le marché", a-t-elle déclaré.

Cette déclaration pourrait avoir des conséquences bien au-delà des entreprises Renault et Volkswagen. Dans une note publiée ce 25 novembre, les analystes de Bryan Garnier préviennent : 

"Ce serait dramatique pour les deux marques [et] négatif pour tous les constructeurs qui ont équipé leurs véhicules de systèmes de trucages."

A la différence de l'Allemagne, "qui a déjà indiqué que la loi est trop vague pour permettre une bonne réglementation de logiciels de trucage", Ségolène Royal estime que le cadre législatif européen est "parfaitement clair", souligne la banque.

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