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Selon Elon Musk, l'attaque du Capitole résulterait d'un 'effet domino' entraîné depuis la création de Facebook

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Les PDG de Tesla et Facebook, Elon Musk (à gauche) et Mark Zuckerberg. © Tobias Schwarz/AFP via Getty Images, Sven Hoppe/Picture Alliance via Getty Images
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Elon Musk, le dirigeant de Tesla et SpaceX, a accusé Facebook d'avoir formé le terreau d'un mouvement radical qui a atteint son paroxysme lors de l'attaque du bâtiment du Capitole américain par des partisans de Donald Trump, mercredi 6 janvier.

Le Congrès s'était réuni dans la journée pour certifier le résultat de l'élection présidentielle américaine, et donc la victoire du démocrate Joe Biden. Poussés par la rhétorique violente du président Donald Trump et les accusations de fraude électorale, des émeutiers ont pris d'assaut le Capitole. Quatre personnes ont perdu la vie : une femme a été abattue par la police tandis que trois autres sont décédées du fait d'urgences médicales.

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Plus tard dans la nuit, Elon Musk a partagé via Twitter un mème faisant un lien entre les émeutes en cours et Facebook. L'image montrait des planches alignées comme des dominos. La plus petite planche, le domino qui fait tomber tous les autres, était étiquetée "un site web pour évaluer les femmes sur le campus", en référence à la création de Facebook par les étudiants de l'université de Harvard.

Sur la plus grande planche se trouvait un tweet de Mark Leibovich, correspondant national en chef du New York Times Magazine, déclarant : "Le Capitole semble être sous le contrôle d'un homme avec un chapeau de viking." Le commentaire du journaliste faisait référence à Jake Angeli, une personnalité du sulfureux mouvement complotiste QAnon, surnommé le "chaman Q", dont la photo a été largement diffusée mercredi alors qu'il prenait d'assaut le Capitole dans un casque en fourrure cornue à la manière des Vikings.

Les réseaux sociaux ont essuyé de nombreuses critiques ces derniers mois pour avoir permis la diffusion de fausses informations, émanant notamment du président américain.

Elon Musk critique ouvertement Facebook depuis des années. En février 2020, il avait exhorté les utilisateurs à supprimer leurs comptes Facebook, considérant la plateforme "nulle", et en mai, il a tweeté "Facebook craint" lors d'un accrochage en ligne avec le responsable de l'intelligence artificielle du géant de la Silicon Valley.

Contrairement à d'autres chefs d'entreprise, le Sud-Africain n'a pas condamné directement les émeutiers ni dénoncé la tournure des événements. Le PDG de Google, Sundar Pichai, l'a qualifié d'"antithèse de la démocratie" dans un mémo interne consulté par Business Insider US. Le PDG d'Apple, Tim Cook, a de son côté appelé à ce que les responsables soient "tenus de rendre des comptes".

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Facebook a retiré mercredi soir une vidéo du président Trump, qui réitérait des déclarations sans fondement sur la fraude électorale. La plateforme a ensuite bloqué le contenu de cette vidéo pendant 24 heures.

Mais, peu avant cette décision, Facebook avait sans explication empêché ses employés de discuter d'une interdiction éventuelle de la vidéo sur une messagerie interne. Les employés ont également pointé le manque de réactivité et d'agressivité de la plateforme face à cette situation.

Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, a malgré tout envoyé dans la foulée un mémo au personnel pour condamner la "violence de la foule", en évoquant un "moment sombre dans l'histoire de notre nation". "La transition pacifique du pouvoir est essentielle au fonctionnement de la démocratie, et nous avons besoin que nos dirigeants politiques donnent l'exemple et fassent passer la nation en premier", poursuit le mémo.

Dans une déclaration faite en début de journée le 7 janvier, Donald Trump a promis une "transition ordonnée du pouvoir".

Version originale : Grace Dean/Business Insider US

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