Shadow, le Français qui pourrait se faire surpasser par Google Stadia, a 1 an pour résister

TrackMania Stadium d'Ubisoft Nadeo sur le PC Shadow. Shadow

Cofondateur de la startup française Blade, qui se cache derrière Shadow, le PC ultra-puissant dans le cloud, Emmanuel Freund se donne un an pour résister à l'arrivée en force de Google dans le streaming des jeux vidéo, a-t-il indiqué à Business Insider France, au lendemain de la présentation par Google de sa plateforme. Baptisée Stadia, elle permet de jouer en ligne depuis n'importe quel terminal connecté, qu'il s'agisse d'un ordinateur, d'une tablette ou encore d'un smartphone, directement dans le navigateur. 

Stadia ressemble fortement à Shadow, qui propose depuis 2015 de se débarrasser de l'ordinateur physique, en offrant un puissant PC dans le cloud pour un abonnement de 35 euros par mois. Sauf qu'il est compliqué d'effectuer une réelle comparaison : on ne connait ni le catalogue, ni le prix, ni la date de sortie de Stadia. L'absence d'informations sur ces sujets rassure d'ailleurs Emmanuel Freund : "On ne risque pas de se faire manger par Google. Ça ne change rien à notre vie. Je manque certainement d'humilité (sourire) mais nous avons et nous aurons encore la meilleure technologie au monde."

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De cette keynote, le président de la petite startup française aux immenses ambitions (200 salariés à Paris et Mountain View aux Etats-Unis) retient deux annonces : la puissance de son infrastructure quasi-incomparable dans le monde, capable de prendre en charge des centaines de millions de connexions en même temps ; et l'intégration prévue de Stadia dans l'écosystème Google, au premier rang duquel YouTube, aiguisant l'appétit des joueurs en ligne et facilitant le partage de leurs parties.

Même si cette offensive de Google était attendue, cette annonce couplée à celles de Microsoft et Navia dans le cloud gaming rabattent les cartes du marché, reconnaît Emmanuel Freund. "Il faut qu'on soit prêt dans 9 à 12 mois, quand des choses commenceront à réellement sortir." Le réel enjeu pour Shadow sera alors technique. La plateforme de cloud gaming devra être capable de diffuser sa technologie à des millions de joueurs en même temps, quelque soit leur situation géographique dans le monde. Aujourd'hui, elle revendique 65 000 utilisateurs, un chiffre qui a triplé en six mois. Mais c'est minuscule par rapport au potentiel. "Comment peut-on grossir pour accueillir 700 millions d'utilisateurs ?", assène Emmanuel Freund.

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Shadow devra empiler les accords. "Nous n'avons pas les moyens financiers d'avoir l'infrastructure de Google même si nous allons augmenter la notre. On contourne ce problème en signant avec des opérateurs qui savent gérer cette distribution à des millions d'internautes". Elle discute en ce sens avec des opérateurs en Asie, en Australie mais pas en France. Free, Orange, Bouygues et SFR ne semblent pas prêts à proposer le service à leurs abonnés, à la manière d'un Netflix par exemple.

De son côté, Shadow a déjà commencé le mouvement en faisant entrer un nouvel actionnaire, le câblo-opérateur Charter Communications, l'un des quatre gros fournisseurs d'accès à Internet du marché américain avec 26 millions d'abonnés, et pourrait offrir un million d'utilisateurs aux Etats-Unis à la startup française.

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  1. Zodiaque

    Bonjour.

    L'image utilisée au début de l'article correspond à Rocket League. Pas Trackmania² Stadium.

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