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Si vous voulez continuer à utiliser WhatsApp, il faudra accepter de partager vos données à Facebook

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L'application WhatsApp, qui appartient à Facebook, va bientôt partager de nombreuses données personnelles avec sa maison-mère. © Lam Yik/Bloomberg/Getty Images
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Mise à jour du 7 janvier à 18h13 : sous le feu des critiques suite à l'annonce de son changement de politique de confidentialité le 6 janvier, WhatsApp a tenu à rassurer les utilisateurs européens. Dans un communiqué envoyé à Business Insider France, le service de messagerie précise que les nouvelles conditions ne s'appliquent pas de la même manière à l'Union européenne qu'aux autres pays.

"Il n’y aucun pas de changement dans les pratiques de partage de données de WhatsApp dans la région européenne (y compris au Royaume-Uni) découlant de la mise à jour des conditions d’utilisation et de la politique de confidentialité, indique le communiqué. WhatsApp ne partage pas les données des utilisateurs européens de WhatsApp avec Facebook dans le but que Facebook les utilise pour améliorer ses produits ou ses publicités."

L'entreprise a précisé à l'AFP que les nouvelles conditions, que les utilisateurs européens restent tenus d'accepter avant le 8 février, seront utilisées uniquement "pour développer les fonctionnalités offertes aux comptes professionnels WhatsApp Business."

S'il est admis que Facebook utilise et vend les données de ses utilisateurs en masse, WhatsApp était plutôt connu pour mettre en avant la sécurité de sa messagerie cryptée et sa confidentialité en matière de données personnelles. Mais à partir du 8 février prochain, l'application, qui appartient à Facebook depuis 2014, va se mettre à partager davantage de données avec sa maison-mère et ses entités — comme Messenger et Instagram.

WhatsApp a en effet changé ses conditions d'utilisation ce mercredi 6 janvier, et les utilisateurs n'ont pas d'autre choix que de les accepter s'ils veulent continuer à se servir de l'application. Le service de messagerie partagera désormais avec Facebook le numéro de téléphone de ses utilisateurs (nécessaire pour s'inscrire), leurs données de transactions (WhatsApp s'étant récemment mis au shopping en ligne) ou encore leur adresse IP (qui permet de localiser quelqu'un).

À lire aussi — 48 États américains demandent à la justice de forcer Facebook à revendre Instagram et WhatsApp

L'application échangera également avec sa maison mère "des informations liées à des services, des informations sur la façon dont vous interagissez avec d'autres, y compris des entreprises, lorsque vous utilisez nos Services, et les informations sur votre appareil mobile", comme on peut le lire sur la page de questions/réponses de WhatsApp.

La messagerie restera bien cryptée, mais ces données personnelles — qui pourraient paraître moins personnelles que le contenu de vos messages — sont en réalité une mine d'or pour les annonceurs, notamment pour la publicité ciblée.

Plus le choix à partir du 8 février

Jusqu'à aujourd'hui, les utilisateurs de WhatsApp avaient le choix de partager, ou non, ces données avec Facebook. Cela deviendra bientôt obligatoire, dans tous les pays.

Certains utilisateurs ont ainsi commencé à recevoir une notification les informant du changement de politique de confidentialité qui entrera en vigueur le 8 février 2021. Une phrase indique qu"'après cette date, il vous faudra accepter les nouvelles Conditions pour continuer à utiliser WhatsApp."

En Europe, c'est cette notification qu'on reçu les utilisateurs de WhatsApp. Capture d'écran/Albane Guichard/Business Insider France

Dans sa notification, WhatsApp précise presque ironiquement aux utilisateurs réfractaires qu'ils ont toujours la possibilité de supprimer tout bonnement leur compte.

Le géant Facebook montre une fois de plus qu'il n'est pas près de limiter la collecte des données personnelles sur ses différentes applications, même s'il doit perdre une poignée d'utilisateurs pour ce faire.

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