Société générale

REUTERS/Gonzalo Fuentes

C'est imminent. Dans quelques jours, l'administration fiscale française donnera sa décision concernant la déduction fiscale de 2,2 milliards d'euros offerte à la Société générale en raison des pertes enregistrées à la suite des actes de son ex-trader Jérôme Kerviel. 

"Je pense que c'est une affaire de jours", a déclaré Michel Sapin, le ministre de l'économie et des finances sur France Info, ce jeudi 3 novembre.

Si le fisc français juge que la banque est responsable d'avoir laissé se développer un "système déficient" — comme suggéré par la Cour d'appel de Versailles début octobre — il pourrait être tenté de demander à la Société générale de rembourser cette ristourne de 2,2 milliards d'euros.

L'annonce de Michel Sapin arrive alors que la Société générale annonçait ce jeudi ses résultats pour le troisième trimestre 2016, et notamment un important renforcement de ses fonds propres.

Le ratio clé de solvabilité de la banque Common Equity Tier 1 s'élève au 30 septembre à 11,4%, soit 30 points de base de plus qu'au 30 juin, un niveau proche de son objectif de 11,5% à 12% à fin 2018.

Le titre Société générale avait été chahuté en Bourse après la publication fin juillet des "stress tests" de la Banque centrale européenne (BCE), qui montraient que si elle remplissait bien les objectifs fixés, elle se situait néanmoins dans le bas du tableau des banques européennes.

Au troisième trimestre, Société générale a réduit de 27% le coût du risque – c'est-à-dire les provisions pour des crédits risquant de ne pas être remboursés – à 417 millions d'euros, alors que les analystes interrogés s'attendaient à 534 millions.

Enfin, la banque a dégagé un bénéfice net de 1,099 milliard d'euros, en baisse de 2,4% sur un an, contre 745 millions d'euros attendus.

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