Elon Musk, patron de SpaceX. REUTERS/Kyle Grillot

SpaceX va pouvoir étendre son projet de constellation de satellites censée fournir un accès à Internet rapide et bon marché depuis l'espace, rapporte le Washington Post, ce jeudi 15 novembre 2018.

La FCC — la Federal Communications Commission, l'agence administrative indépendante fédérale chargée de gouverner le secteur des télécommunications aux Etats-Unis — a donné l'autorisation, ce jeudi 15 novembre 2018, à SpaceX de mettre en orbite 7000 satellites interconnectés supplémentaires pour son projet baptisé "Starlink".

Le président de la FCC, Ajit Pai, a déclaré: 

"Je suis impatient de voir ce que ces services pourraient promettre et ce que ces constellations proposées pourraient avoir à offrir."

L'entreprise spatiale d'Elon Musk avait déjà obtenu le feu vert pour 4425 satellites en mars dernier, mais l'objectif final du projet est de mettre en orbite un réseau de plus de 12.000 satellites interconnectés — soit plus de deux fois le nombre de satellites jamais lancés dans toute l'histoire spatiale selon les données de l'Union of Concerned Scientists.

Si SpaceX réussit son pari, nous pourrions avoir accès à internet, avec une connexion qui serait jusqu'à 40 fois plus rapide que ce que fournissent actuellement les entreprises internet, y compris depuis des régions très isolées et dans les zones rurales.

SpaceX cherche à gagner une course très disputée pour établir un accès internet haut débit, à un prix abordable.

Selon la société d'Elon Musk, un tel marché vaut des dizaines — voire des centaines — de milliards de dollars par an, d'autant plus qu'il devrait grandir encore à partir du moment où plus de gens vont y accéder. 

D'autre part, un réseau de satellites basé dans l'espace, qui communique avec les stations peu coûteuses au sol, pourrait permettre de contourner les difficultés et les dépenses que nécessitent des technologies au sol.

Mais Elon Musk n'est pas le seul à avoir de telles ambitions: une entreprise appelée OneWeb a soumis un projet ambitieux un peu similaire. Et selon Geekwire, cette dernière s'est alliée avec Jeff Bezos et son entreprise spatiale Blue Origin, mais aussi Virgin Orbit détenue par le groupe Virgin de Richard Branson et Arianespace.

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