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Starlink autorisé en France, ce qu'il faut savoir sur l'internet de l'espace de SpaceX

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Starlink autorisé en France, ce qu'il faut savoir sur l'internet de l'espace de SpaceX
Elon Musk, PDG de SpaceX. © Hannibal Hanschke-Pool/Getty Images
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Elon Musk se rapproche de plus en plus de la réalisation de son rêve de créer un Internet super rapide dans le monde entier, qui rayonne des satellites en orbite vers la Terre. Au cours des deux dernières semaines, l'Internet Starlink de SpaceX a atteint plus de 10 000 utilisateurs dans le monde et a commencé à offrir des pré-commandes de 99 dollars (81,75 euros) du service à plus de pays et de villes à l'échelle mondiale.

Le test bêta public de Starlink, connu sous le nom de "Better Than Nothing Beta", a été lancé en octobre et a connu un grand succès auprès des habitants des régions reculées du nord des États-Unis, où il a été déployé pour la première fois. Jeudi 18 février, les autorités françaises ont donné leur feu vert à Starlink pour opérer en France, et officiellement accordé les fréquences des petits terminaux qui serviront aux futurs clients à accéder à un internet à haut débit fourni par des milliers de satellites de la société d'Elon Musk.

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Pourquoi cet engouement autour de Starlink ?

SpaceX construit un vaste réseau Internet par satellite dans l'espace appelé Starlink. L'entreprise aérospatiale a lancé son premier lot de satellites Starlink en orbite en mai 2019. Aujourd'hui, plus de 1 000 satellites en fonctionnement sont prêts pour ce service. L'objectif est d'avoir jusqu'à 42 000 satellites en orbite d'ici la mi-2027.

Les satellites sont attachés au sommet de la fusée Falcon 9 de SpaceX qui les met en orbite, ce qui permet de lancer 60 satellites à chaque fois. L'objectif est de créer un système à haut débit généré par des satellites qui enveloppent la Terre et fournissent l'internet aux personnes, notamment dans les zones rurales sans connexion.

Les spectateurs observent depuis le Canaveral National Seashore le lancement d'une fusée SpaceX Falcon 9 transportant 60 satellites Starlink.  Paul Hennessy/NurPhoto via Getty Images

Starlink n'est pas bon marché

L'abonnement à la version bêta est actuellement de (81,75 euros) par mois. Il faut ajouter 499 dollars (411,67 euros) pour le kit Starlink, qui comprend un trépied de montage, un routeur WiFi et un terminal pour se connecter aux satellites.

Lundi, la société a commencé à proposer des précommandes de Starlink à d'autres pays, de sorte que les utilisateurs peuvent désormais verser un dépôt de 100 dollars (82,50 euros) pour mettre la main sur le service dès qu'il sera disponible. Le dépôt sera déduit du kit Starlink. Au total, les utilisateurs paieront 600 dollars (495 euros) d'avance pour Starlink.

Les utilisateurs du Royaume-Uni paieront 439 livres sterling (506,42 euros) pour le kit et 89 livres (506,42 euros) pour les frais d'abonnement. Par rapport aux autres fournisseurs d'accès à Internet qui facturent 79 livres (91,13 euros) par mois pour des vitesses allant jusqu'à 516 Mbps, ce n'est pas donné.

Du côté de SpaceX, la société a obtenu en décembre 885 millions de dollars (730 millions d'euros) de subventions fédérales pour développer Starlink, mais les petits fournisseurs d'accès Internet pensent que cela ne devrait pas être autorisé parce que la société d'Elon Musk utilise une technologie "non éprouvée".

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Une photo du terminal utilisateur Starlink de SpaceX, ou antenne parabolique, installé sur un toit. Le fondateur de la société, Elon Musk, a appelé ces dispositifs "OVNI sur un bâton", et ils sont conçus pour se connecter à Internet via une flotte d'engins spatiaux en orbite.  Ashish Sharma/SpaceX

La vitesse la plus rapide enregistrée à ce jour est de 215 Mbps

SpaceX a déclaré dans un courriel adressé aux abonnés du bêta test de Starlink en octobre qu'ils devaient s'attendre à des vitesses comprises entre 50 et 150 Mbps, avec des interruptions intermittentes. Mais certains utilisateurs atteignent des vitesses beaucoup plus élevées.

Une liste compilée par la communauté Starlink de Reddit montre que la vitesse de téléchargement la plus rapide à ce jour est de 209,17 Mbps, enregistrée à New York. Une personne dans l'Utah a enregistré en décembre un débit de 215 Mbps.

Starlink a même atteint des vitesses de 175 Mbps par temps de gel, de vent fort et de neige. Les utilisateurs ont été impressionnés par le fait que le terminal chauffe suffisamment pour faire fondre la neige ou le givre qui s'y trouvent.

La neige fond sur le terminal utilisateur Starlink. Anonyme

Il peut être commandé à l'avance dans six pays

Starlink était initialement disponible dans certaines régions du nord des États-Unis, du sud du Canada et, plus récemment, au Royaume-Uni. Lundi, Starlink a commencé à ouvrir les précommandes à d'autres parties du monde.

Des personnes en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Mexique et dans certaines régions des États-Unis et du Canada — où Starlink n'est pas encore opérationnel — ont confirmé sur Twitter et Reddit qu'elles ont pu verser un acompte pour obtenir le service Internet vers le milieu ou la fin de 2021.

D'autres pays pourraient donner leur feu vert à Starlink cette année, notamment l'Espagne, l'Italie, l'Inde, le Japon et les Caraïbes, selon un rapport de Teslarati.

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Une illustration photographique d'une application de suivi par satellite montrant un des engins spatiaux de SpaceX qui utilisent le réseau Starlink sur une carte de la Terre.  Pavlo Gonchar/SOPA Images/LightRocket via Getty Images

Starlink a aidé les communautés rurales à se mettre en ligne

SpaceX a accepté en octobre de fournir l'année prochaine l'accès à Internet à un district scolaire rural du Texas via Starlink. Au total, 45 familles auront accès à l'internet dans la région, puis 90 autres familles suivront plus tard. Scott Muri, le directeur du district, a déclaré à Insider qu'il avait accepté l'accord parce que de nombreuses familles d'élèves n'ont "aucun accès à l'internet" et qu'il n'existe aucun moyen conventionnel de l'obtenir.

Puis, en décembre, SpaceX a connecté à Starlink la Première nation de Pikangikum, une communauté indigène isolée de 3 000 personnes dans le nord-ouest de l'Ontario, au Canada. Avant l'arrivée d'Internet, Pikangikum ne pouvait pas offrir d'enseignement supérieur ni de soins de santé, et était confrontée à un taux de suicide élevé. Aujourd'hui, ils ont accès à tout.

Dave Brown, PDG de FSET, la société qui a relié SpaceX et Pikangikum, a déclaré dans une interview à Insider : "Nous avons pris une communauté qui était l'une des plus défavorisées sur le plan technologique dans le monde. Elle est devenue l'une des plus avancées technologiquement, tout en restant isolée, vivant là où elle se trouve et n'ayant pas à se déplacer".

Version originale : Kate Duffy/Insider

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